Une petite maison d’édition, établie dans les gorges du Verdon,  qui se propose de donner la parole : « Donner la parole, c’est la moindre des choses pour un éditeur. Car donner la parole c’est donner la vie au partage, à l’échange et à la diversité des idées, des savoirs, des rêves, des souvenirs. Chez Parole, c’est également ouvrir une fenêtre sur ce monde rural qui est le nôtre et dont la voix et les langues sont souvent peu entendues. Pour autant, nous n’avons pas de frontières. Notre pays de paroles ne fait qu’un avec le reste du monde. Il s’étend jusqu’à embrasser la totalité de la terre, tant que celle-ci reste ronde. »

Entre Histoire et roman

Quelques exemples de publications qui font la part belle au témoignage :

Paroles d’avant l’oubli “La retirada. Une famille dans l’exode des républicains espagnols en 1938 et 1939” de  Emma Sanz-Delzars : « Le putsch des militaires contre la république, les 17 et 18 juillet 1936, déclenche la guerre civile espagnole entre nationalistes et républicains. Cette guerre meurtrière aboutira, le 1er avril 1939, à la dictature du général Franco, dictature qui durera 36 ans.
Cette longue nuit espagnole, l’Histoire nous l’a apprise. Mais que savons-nous de cette retraite, la « Retirada », de milliers de familles républicaines vers la France, exode qui donnera naissance aux premiers camps de concentration en Europe ? Grâce au témoignage d’Emma Sanz-Delzars, nous vivons au plus près d’une réalité qui se répète, comme si l’histoire de l’Humanité était prise de hoquet. Avec sa famille, nous marchons et traversons les Pyrénées enneigées dans un sauve-qui-peut pathétique. Dans le pays qui accueille ces réfugiés, nous partageons leur quotidien fait de quelques petits bonheurs et d’innombrables peines. Nous sommes au cœur de la peur, de la souffrance et de la fierté. Ce livre d’une porte-parole nous apprend ce qui s’est passé et nous invite à ne pas oublier. »

Polina – Une Ukrainienne dans la tourmente de Suzanne Ghersenzon-Spénale  :   » Après une enfance à Odessa, la petite Ukrainienne s’est trouvée catapultée en Bessarabie (la Moldavie actuelle). Cette province, constamment tiraillée entre la Russie et la Roumanie, l’a accueillie, l’a charmée, mais l’a finalement broyée. L’histoire personnelle de Polina (1882-1941) accompagne et éclaire de grands moments de l’Histoire. »

 

 

Une mémoire d’Indiens de Pierre Micheletti : « La longue route de notre propre vie ne se dessine que lorsque nous nous retournons sur notre passé. Le jeune migrant pied-noir qui quitte l’Algérie en 1962 pour atterrir dans une ZUP de Blois ne sait alors rien de son devenir. Quelle main invisible va guider la construction de sa vie ? Quelles influences auront, dans son  cheminement, la confiance de sa grand-mère, la mystérieuse injonction de son père « Peigne-toi, tu ressembles à un Indien ! », les copains du quartier de sa jeunesse, ses professeurs ? Du jeune garçon à l’homme d’aujourd’hui, Pierre Micheletti nous fait suivre son parcours familial et mondial. Tantôt médecin de campagne, tantôt médecin humanitaire, il donne une réalité à son désir d’ailleurs et de rencontres. »

ou au récit attaché à un personnage

Il s’appelait Alphonse Richard, le premier Dignois tué à la Grande Guerre d’ Éric Schulthess : « Comme celle de millions de jeunes hommes de sa génération dans chaque camp, sa vie ne dura guère plus que deux décennies, pour s’achever sur un champ de bataille.
Ce récit imagine et raconte les 14 derniers jours de la vie du jeune Bas-Alpin, auquel les Dignois ont rendu hommage le 14 août2014 pour le centenaire de sa mort. « 

  ou

Moi, Ambroise Paré, chirurgien de guerre, aimé des rois et des pauvres gens de Daniel Picard : « Qui pouvait mieux qu’un chirurgien ressusciter un personnage aussi original et inventif ? C’est ce que fait Daniel Picard en se glissant dans sa peau et en le faisant parler directement. »

On suivra les publications de cet éditeur.