1492 à la fois découverte de l’Amérique et de ses repères montagneux qui guident le voyageur puis l’exploration du continent et la même année la conquête des cimes européennes avec la première ascension du Mont Aiguille sur ordre du roi Charles VIII : une même démarche de conquête terrestre et spirituelle marquée par la pose d’une croix.

L’auteur, Stéphane Gal, est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Grenoble Alpes, spécialiste des Guerres de Religion et des histoires locales : Dauphiné, Savoie. Sa thèse de doctorat en 2000 sous la direction de René Favier est consacrée à« Grenoble au temps de la Ligue : étude politique, sociale et religieuse d’une cité en crise ». Il a publié Charles-Emmanuel de Savoie : La politique du précipice chez Payot (2012), Lesdiguières Prince des Alpes et connétable de France aux Presses Universitaires de Grenoble (2007) mais aussi en collaboration : en codirection avec Olivier Cogne et François Boulet, Protestants en Dauphiné. 500 ans d’histoire (XVIe-XXIe siècles), Grenoble, PUG, 2017, en codirection avec Laurent Douzou et Sylvène Edouard, Guerre et transgressions . Expériences transgressives en temps de guerre de l’Antiquité au génocide rwandais, Grenoble, PUG, 2017, . en collaboration avec Thierry Rentet et Mark Greengrass (dir.), Bertrand de Gordes, lieutenant général du roi en Dauphiné, correspondance reçue (1572), Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 2017, La Maison de Savoie et les Alpes, emprise, innovation, identification, XVe-XIXe siècle, en collaboration avec Laurent Perrillat, Chambéry, Université Savoie Mont Blanc-LLSETI, 2015, Les territoires du risque, en collaboration avec Anne-Marie Granet-Abisset, Grenoble, PUG, 2015, et Bayard, histoires croisées du Chevalier, Stéphane Gal dir. avec Les Amis de Bayard, Presses Universitaires de Grenoble, 2007, Réédition PUG, 2015 personnage auquel il va consacrer un nouvel ouvrage Bayard, le dernier chevalier, éditions du dauphiné, prévu en 2019.

Dans son introduction Stéphane Gal rappelle les travaux d’historiens ou de géographes : Jean-Paul Bozonnet http://www.persee.fr/doc/spgeo_0046-2497_1993_num_22_1_3143 PUG,1992, Bernard Debarbieux et Gilles RudazLes Faiseurs de montagne, imaginaires politiques et territorialités. XVIII-XXe siècle, CNRS éditions, 2010 pour reprendre l’idée qu’il est difficile de définir la montagne. Aux temps modernes la montagne inquiète le voyageur, longtemps et sous bien des latitudes perçue comme demeure des dieux. Quand la verticalité incite à l’élan « qui pousse Pétrarque à gravir le Mont Ventoux le 26 avril 1336(p.9), cet élan rejoint l’émotion romantique des premiers alpinistes.
L’auteur resitue son propos dans l’historiographie de la montagne (Paul Guichonnet, François Bergier, Philippe Joutard…) représentations mentales, artistiques, dimension politique. il présente les grandes lignes de son étude de Pétrarque à l’éveil de l’intérêt pour les Alpes, elle couvre toute l’époque moderne, de la peinture de la renaissance à l’idée de la conquête des sommets.

Vivre et regarder : l’enjeu de la perception

Cette première partie en trois chapitres s’ouvre sur La montagne : une verticalité entre pays et paysages.
Le paysage est d’abord une dimension culturelle et c’est à la Renaissance que cette notion apparaît notamment dans la peinture (Jan Van Eyck, Robert Campin). La montagne devient un élément naturel de scènes religieusesfresques de l’abbaye d’Abondance, en Savoie par exemple, représentée avec un certain réalisme, Konrad Witz qui peint les paysages lémaniques ou Léonard De Vinci les paysages de la vallée de l’Arno et bien d’autres qui ont fréquenté les Alpes ou les ont traversées lors d’un voyage vers l’Italie comme Dürer ou Bruegel l’ancien. L’auteur constate que si les montagnes sont peintes elles sont absentes des récits de voyage, perçues comme « une sorte d’apnée glacée » (p.32), comme des excroissances monstrueuses.
Il évoque ensuite la montagne comme espace vécu, un pays pour les montagnards par rapport au paysage des voyageurs même si ce vécu est peu explicité par exemple chez un François de Bonne, duc de Lesdiguières qui utilisa pourtant sa connaissance de la montagne au temps où il fut chef du parti huguenot en Dauphiné, une guerre sans médiation cartographique précise Stéphane Gal alors qu’à son époque Jean de BeinsCamus Perrine, dir. Lazier Isabelle, Gal Stéphane, Les Alpes de Jean de Beins – Des cartes aux paysages (1604-1634), Éditions du Musée de l’Ancien Évêché, Grenoble ébauche une cartographie des Alpes.
L’auteur aborde ensuite le rapport entre montagne et contemplation, entre spiritualité et arrogance humaine, « entre le positif divin de l’ascension et le négatif démoniaque de la chute »(p. 50).
La tradition chrétienne place le paradis en montagne, à la Renaissance dans de nombreuses références littéraires (Thomas More, Honoré d’Urfé, Baldassar Castiglione) le lieu favorable est entouré de montagnes, un havre protégé et la montagne devient l’emblème de la République des lettres dont on célèbre la beauté naturelle, esthétique, savante, un refuge face aux guerres de religion.

Verticalité redoutée et homicide
Si la montagne a été célébrée elle incarne aussi la peur, la douleur, le deuil né de ses dangers que l’auteur traque dans la littérature où s’expriment les vents violents, la neige, le froid extrême, la « lavanche » avalanche décrite parfois avec précision. Il évoque la « montagne démoniaque » de l’effondrement du Mont Granier survenue en 1248 et dont la représentation iconographique paraît à Nuremberg en 1493, la montagne ensorcelée aux enchantements maléfiques à exorciser, perception d’autant plus ressentie que la guerre, les querelles entre catholiques et protestants ravagent les Alpes.

La montagne rabaissée
Le chapitre s’ouvre sur la notion de montagnard dont la représentation se construit au XVIe siècle. « La fabrique politique des stéréotypes identitaires » selon les mots de l’auteur (p. 86) fait du montagnard un homme dénigré, considéré comme sauvage voire proche de l’ours. Tels sont décrits les Suisses par ailleurs très présents dans les guerres d’Italie ou l’image du « crétin des Alpes », pathologie due à la carence en iode et figure stéréotypée du montagnard attardé très répandue encore au XVIIIe siècle.
Ce dénigrement reprenait l’idée d’un Jean Bodin pour qui relief et régime politique étaient liés, qui associait montagnard et caractère belliqueux. L’auteur cite de nombreux textes pour illustrer son propos, c’est là une des réussites de cet ouvrage : la qualité et la diversité des citations et des références.

Croire et faire croire – Les nouvelles idéologies de la montagne

La seconde partie, également en trois chapitres traite des usages de la montagne pour l’Église entre « désert » pour la prière et terre à christianiser.

La montagne en débats : Planans versus Montagnards
Dès le XVIe siècle apparaissent des textes qui définissent une identité montagnarde comme en 1554 Marc-Claude Buttet, poète savoyard qui défend l’existence d’une nation savoyarde face à l’occupation française. L’auteur présente les auteurs qui dialoguent, disputent avec leurs homologues français. C’est une occasion de découvrir de nombreux textes peu connus.

L’affirmation des verticalités politiques ou la montagne pour servir le prince.
La première expression est celle qui célèbre les qualités de chasseur de chamois de Maximilien de Habsbourg, homme de grand air, courageux mais aussi fin stratège de l’utilisation des « médias » pour imposer une image pour la postérité.
Stéphane Gal montre un autre aspect de la relation entre montagne et affirmation politique dans le cas des cantons suisses, une identité verticale défendue par des humanistes suisses comme Aedigius Tschudi ou l’exemple briançonnais des Escartons.
Mais c’est sans doute le duché de Savoie qui incarne le mieux le terme de roi de la montagne et par la montagne (p. 142) dont l’histoire est abordée en détail.

Croire , Les nouveaux enjeux de la foi
A la suite des travaux de Philippe Joutard il est ici question du lien entre montagne et spiritualité chez les protestants comme chez les catholiques. Les nombreux édifices (croix, chapelles…) qui jalonnent les chemins de la montagne pour se protéger des dangers en sont la trace notamment à l’époque baroque d’abord dans les vallées (XVIe siècle) puis sur les cimes (XVIIIe et XIXe siècles) que l’auteur analyse comme une expression de l’ascension mystique décrite par de nombreux auteurs de l’époque. Il aborde ensuite la montagne comme terre de mission.
Si le cadre apparaît comme favorisant la piété, les montagnes ont souvent été associées à la sorcellerie, à des formes hérétiques (les Vaudois) justifiant l’œuvre évangélisatrice de quelques prédicateurs : Pierre Favre, Etienne Le Camus évêque de Grenoble, François de Sales.

Monter et descendre : les dynamiques de la verticalité

Dès le XVIe siècle l’engouement pour la montagne retient l’attention de Stéphane Gal.

Partant des erreurs d’appréciation de l’altitude l’auteur consacre le chapitre Verticalités ascensionnelles aux expériences d’expéditions destinées à mesurer la hauteur, connaître les végétaux mais aussi appréhender le vertige. Petit à petit des équipements viennent aider le marcheur : bâton ferré, adaptations des voitures mais aussi recours aux guides locaux pour leur connaissance de ce milieu et de ses dangers comme le montre les conséquences quand Claude d’Annebaut passe outre lors de l’invasion du Piémont par les troupes de François Ier et contribue ainsi à la perte de nombreux soldats d’après le récit qu’en fit Martin du Bellay.
L’auteur considère ensuite les expéditions des premières expériences de l’alpinisme : de l’ascension du Mont Aiguille déjà évoquée, celle du Popocatepelt par Bernal Diaz del Castillo en 1519 ou celle du Stromboli en 1406 par Antoine de la Sales.

Verticalités descendantes : vide, humilité et vitesse
Ce chapitre, consacré à la deuxième phase de l’ascension, le retour à la vallée, à la civilisation, montre comment la sensation de vide et de vitesse a été expérimenté par les hommes de la ramasse, cette sorte de grande luge, en branches d’arcossesterme savoyard, désignant un arbuste montagnard réputé pour sa robustesse et sa souplesse, l’arcosse résiste aux conditions extrêmes des hivers en altitude. , guidé par un homme appelé « marron » qui permettait au voyageur de descendre la montagne sur la neige (p. 205 et suiv.).

Une allégorie de la vie entre sagesse et pragmatisme cette comparaison de la montagne avec la vie, les saisons repose sur le changement de perception né de la fréquentation des hauteurs : froid même en été ; frôler la mort, les deux versants de la montagne comme les deux versants de la vie. La montagne est alors associée à Janus et évoque une certaine duplicité en politique (Gracian, p.213). La réflexion politique reprend aussi la notion de précipice, l’idée que les caractéristiques de la montagne sont familières pour les États alpins (Suisse, Duché de Savoie) dans leur opposition aux puissances extérieures. L’auteur analyse en ces termes la politique de Charles-Emmanuel Ier de Savoie.

Circuler – Les enjeux du déplacement et du dépassement de soi

Les Alpes ne furent pas un obstacle mais un lieu de circulation humaine notamment avant le petit âge glaciaire avec des cols très fréquentés par les marchands, les étudiants, les soldats : Cols du Montcenis, du Grand-Saint-Bernard, Simplon, Saint-Gothard, Montgenèvre.

Franchir
Le franchissement du col est mise en image notamment par Bruegel l’ancien (Conversion de Saül 1567). Le franchissement d’un seuil, un espace -temps extraordinaire analysé » par Arnold Van GennepLes rites de passages, étude systématique des rites, De la porte et du seuil, Paris, Picard 1981 (1909) permet une renaissance, une ouverture vers la nouveauté pour le voyageur mais un passage familier pour le montagnard y compris quand il est prince comme le montre les nombreuses traversées d’Amédée VIII de Savoie et sa cour itinérante de Chambéry à Rivoli.
Au moment des guerres d’Italie, pour les armées le franchissement des Alpes suppose un défi logistique, les différents itinéraires sont décrits (carte p. 231) : parcours alternatifs, ravitaillement des hommes et des bêtes, transport des canons. Ces réalités sont d’autant mieux connues que le ressenti du jeune roi François Ier est relaté dans une lettre à sa mère Louise de Savoie (lettre du 16 août 1515). Le franchissement réussi est vu comme une affirmation de la virilité. Le rite initiatique est magnifié comme étape dans la formation des rois de France au XVIe siècle : « devenir roi par la montagne ».

Mais dans quelles conditions, sur quelles routes se faisaient ces déplacements ? Bosses, chemins et rivières, l’auteur rappelle qu’il fallait à la fin du XVIe siècle 21 jours pour rallier Lyon à Milan par Genève ou 17 jours par Chambéry et le col du Montcenis sur de mauvais chemins et grâce à des mulets jusqu’à la grande politique routière des XVIIIe et XIXe siècles : des chemins étroits, sinueux et pentus, encombrés d’arbres ou de rochers, peu de ponts. Très tôt les autorités ont eu le souci d’améliorer les choses pour développer le commerce comme Charles-Emmanuel de Savoie avec la construction d’auberges-étapes et l’organisation d’escortes sur la route du Montcenis ou la « route du sel » entre l’étang de Berre et le Piémont en remontant la Durance ou le Marquis de Saluces qui fait percer la montagne au « trou du Viso ».
L’auteur décrit la politique routière des États de Savoie et montre la difficulté essentielle, le maintien en état des infrastructures malmenées par les rigueurs du climatc’est encore le cas aujourd’hui, la route du Val d’Arly entre Albertville et Megève, son entretien en fait la plus chère de France.
Un dépaysement entraîne le lecteur sur les chemins de la conquête espagnole des Andes à la découverte du système routier des Incas.

La montagne malléable
Les hommes de la Renaissance cherchèrent assez tôt à vaincre les montagnes, les abaisser, les traverser par un tunnel. Le pertuis du Viso ou tunnel de la Traversette fut percé entre 1478 et 1480 par la technique déjà connue pour les galeries de mines, par le fer et le feu. Plus tardifs mais surtout plus longuement utiles furent les travaux de la rampe de St Christophe la Grotte ou voie sarde entrepris par Charles-Emmanuel IILe duc de Savoie pour faciliter le passage entre Lyon et Chambéry fit aménager cette rampe à l’Est des Echelles, village qui doit son nom au fait qu’auparavant le franchissement se faisait sur des échelles posées contre le rocher, passage célébré par un monument qui atteste de son importance pour l’époque texte p. 288, photographie encart central IX. Le but était de capter le trafic marchand entre Lyon et l’Italie qui se faisait par la route suisse.

L’auteur aborde ensuite la réflexion sur La montagne, frontière impossible ?
En montagne la frontière est un espace profond et flou, la tentation fut de cartographier tout en étant confronté à la mesure de la verticalité : comment représenter la pente ?
La cartographie fit entrer la montagne dans la géopolitique, comment légitimer un empiétement, une annexion en évoquant la ligne de crête (ex le traité des Pyrénées en 1659) ? Cette volonté va jusqu’à la matérialisation de la frontière franco-savoyarde par des bornes en pierre à partir de 1718 en altitude quelques-unes sont encore visibles en Chartreuse, ou dans l’arrière-pays niçois, ligne de bornes renforcée en 1822-1823
La frontière devint une marque de séparation entre des communautés qui vivaient autrefois en association.

Combattre : les enjeux stratégiques de la montagneux

C’est à partir de la Renaissance que la montagne entre dans la stratégie militaire, espace de combats grâce à de nouvelles armes en opposition avec les charges de cavalerie lourde des plaines.

La guerre de montagne : l’ « invention » d’une guerre de terrain
L’auteur analyse les discours sur les usages de la guerre et les tactiques : aguerrir les troupes pour s’adapter au milieu montagnard, menacer l’ennemi de tous côtés par de petits groupes mobiles, couper les routes de communication.
Le principal ennemi du soldat était le froid, l’auteur développe l’adaptation de l’équipement notamment des cavaliers légers au combat en montagne grâce aux représentations iconographiques qui glorifient ces combats et l’évolution de la tactique, par exemple lors de la bataille de Pontcharra (1591).

Résister ce chapitre permet à l’auteur de fréquenter les lieux de clôture (défilés, cluses) et leur système de fortification entre vocation défensive et point de péage. Il évoque les fantasmes que certains forts sur des éperonsfort de Montmélian, illustration p. 323ont pu générer.
D’autres lieux sont aussi remarqués pour leur caractère défensif notamment grâce au concept de la « barricade » pour barrer une vallée comme en ville une rue, illustré par le « pas de Suze ».
Dernier élément développé dans ce chapitre : le refuge dans ces marges mal contrôlées, utilisé par exemple par les Vaudois en des lieux propices à la « petite guerre » ou guerilla, au Pérou comme dans les Cévennes guerre des Camisards où s’illustra le huguenot Jean cavalier avant d’entrer au service du duc de Savoie.

Rêver : les enjeux de l’imaginaire, entre identité et valorisation par la montagne

Deux chapitres pour cette dernière partie montent l’importance des symboles.

La montagne et ses mythes
Les « merveilles » constituent un thème important au XVIIe et XVIIIe siècles pour les érudits : Symphorien Champier, Salvaing de Boissieu ou Nicolas Chorier entre mythes et références à l’antiquité. Ils décrivent des fontaines ardentes, des sites guérisseurs, mais ils affirment aussi l’identité montagnarde en référence à l’antique peuple des Allobroges, forgeant une forme de « nationalisme culturel » que l’auteur rapproche de la « celtomanie » française de l’époque, même volonté de rapprocher le présent de ses origines mythiques.
Enfin la montagne est terre de héros : Guillaume Tell, Bérold le chevalier errant sans oublier Bayard. L’auteur fait aussi une place aux « créatures » féminines, fées, fayettes de Chartreuse qui introduisent la réflexion sur la place des femmes dans l’histoire de la montagne : conductrice de ramasse, amazones défendant leurs terres.

La montagne enchantée
Au XVIIe siècle la montagne devient un espace de fête. L’auteur analyse longuement deux cas d’utilisation diplomatique de la montagne lors de fête : en 1548 à St Jean de Maurienne la fête donnée par Henri II alors qu’il contrôle la Savoie et celle de 1619 à 2000m d’altitude au col du Montcenis que donne le duc Charles-Emmanuel en l’honneur de sa belle-fille Chrétienne de France Le thème de la montagne fut aussi utilisé dans les fêtes urbaines à Chambéry ou à Turin.
Après une éclipse l’intérêt pour la montagne renaît à la fin du XVIIIe siècle avec les premiers « alpinistes » et l’exaltation romantique des paysages et des vertus attribuées aux montagnards. L’auteur évoque l’évolution de cet attrait bau XIXe siècle.

Un ouvrage savant et très agréable à parcourir.