La nature littorale et les formes de sa gestion
Vous êtes ici : Service de presse Géographie Environnement et Développement Durable

A. Miossec

La nature littorale et les formes de sa gestion

in D.I.E.M. (dir. A.Gamblin), Les littoraux espaces de vie - SEDES 1998, 368pp.


samedi 15 mars 2003

Par Cdahn

Intro.
Au départ les littoraux présentent des conditions naturelles favorables, mises à profit par l’homme, qui les transforme, puis se préoccupe de leur protection. [ds cet article, nb.] La géo physique est mise à contribution ( : sa connaiss) pour : comprendre les formes de la mise en valeur des côtes &, à LT, leur gestion.

Or "nulle part + que ds la zone côtière, la nature n’offre des potentialités que les hommes ont su mettre en valeur et développer, certaine diversité des formes d’occupation de l’espace."

Potentiel naturel (tempêtes, érosion, innondation & vagues) dont l’homme cherche à se défendre ; Potentiel naturel qu’il cherche à préserver, conserver, protéger pour une meilleure mise en valeur : esthétique, culturelle, marchande.

"Encore faut-il savoir ce que l’on protège, en comprendre l’originalité & les dynamiques fondatrices : en qlq sorte, lier la science à la gestion quotidienne des faits humains". Plage, éco touristique, ..., C.N.L. en Fce ou Natl. Trust au R.U. forment le fil rouge de ce #.

A - Jeunesse du trait de côte, fragilité des formes et des milieux

1) Remontée du niveau de la mer depuis la dernière glaciatº & ses effets..

- morphologiques :

(suite à la dernière gde glaciation -18000 -5000 ans) La fin de la dernière transgressº flandrienne (versilienne pr la Méditerranée) —> remontée du niveau des mers de +/- 120 m. (notamment lorsque la platte-forme continentale est étendue, peu profonde) = fixatº du trait de côte + en amont -hors terres septentrionnales, où la fonte épais inlandsis -> élévatº de la masse continentale !.

2) Les formes d’ablation...

caractérisent communément les côtes rocheuses & à falaises.

Les éléments du paysage,
- plate-forme d’abrasion marine (platier, plature rocheuse) ;
- falaise ;
au contact desquels des accumulations de blocs, galets, sables marquent la lente destructº de l’abrupt. Ont rôle abrasif.
Agents d’érosion marins, continentaux et ... nature de la roche qui les constitue, déterminent la vitesse de son recul (évolution). Non inhospitalières ==> côtes bretonnes, japonaises ex de cette attractivité (ports pêche nbx, bien protégés ds les découpures de la côte ... Pourtant récifs nbx, courants rapides ne favorisent pas navigatº sûre (nb. de naufrages, tankers) ; ils sont la caractéristique des littoraux d’ablatº

Le recul de l’abrupt, sapé à la base, ammène des risques imp. sur côtes urbanisées, & d’inévitables & coûteux travaux de confortement (=> Biarritz).
=> The Giant’s causeway, merveille de la nature dont les falaises de basalte dominent la mer ; remarquablemt mise en valeur (à Portrush sur le Canal du Nord, pointe septentrionale de l’Irlande ). Possédé par le National Trust, 200.000 visiteurs annuels.

Bientôt imité par la France ( il est représentatif de l’un des types de "site ou paysage remarquable ou caractéristique du patrimoine naturel & culturel..." préservés par le décret du 20.9.89 de la loi littoral (3.1.86), avec les dunes , landes côtières , plages ou lidos...) avec le site de la Pointe du Raz restitué à la nature -avec le Cap Frehel et le Gris-Nez.

3) Les formes d’accumulation,

Diversité (Paskoff, 98) : plages, lidos, & dunes qu’ils nourrissent svt, sous-tendent matériaux & points d’appui ; leur pv attractif et l’éco touristique ont fait leur fortune... soumise à la mobilité pemranente qui les affecte.

Les marais des secteurs abrités (estuaires) lgtps négligés, offrent aux [industriels] des espaces vastes et peu coûteux.

Mobilité permanente. Du jeu entre la masse des éléments disponibles, points d’appui & nrj dissipée par la mer, dépend l’accumulatº -l’équilibre ou le déséquilibre sédimentaire :
les plages de sable sont en déséquilibre. + les matériaux sont grossiers, + les courants doivent être puissants pour les disperser, => sédimentatº ds l’ouest, et ds l’est du Morbihan. => la côte nord Vendée : cordon littoral d’orientation nord-sud, constitué d’une large plage & de +sieurs générations de dunes.
Dynamique des plages & des dunes : un ex. vendéen.

Morphogénèse d’un marais littoral,
St-Jean de Monts est une commune hautement touristique * au nord du bloc cristallin de Sion (appui rocheux) à St-Hilaire de Riez (Vendée). Un marais s’est constitué, à l’abris de l’épais cordon dunaire.

La mer en transgression a balayé les sédiments qui recouvraient la plate-forme continentale émergée, poussant devant elle une gde quantité de sables (i.e. fournis en gde partie par les fleuves & particulièrement la Loire).

Depuis lors, la côte adapte son tracé au plan des houles, dessinant un arc perpétuellement rettouché... à ce site littoral formidable ( ment balnéaire, dès avant le Front populaire & sans retenue : slogan "les pieds ds l’eau" des promoteurs des 1960’s). Ici, la nature impose sa dynamique à une société totalement indifférente à son évolution : érosion accélérée par l’aménagement balnéaire à outrance.

 : Le Marais de Monts , [croquis non "m@ilable]

Rq. Les îles-barrières (NE E.-U., Wendes) présentent =mt des conditions "balnéaires" naturelles très propices, avec une gde diversité biologique.

Les marais maritimes, des fonds de baie aux estuaires

Lgtps délaissés, puis trsfrmés en autant de riches terres-cultures. Auj. milieux fragiles, riches, essentiels pour les chaines alimentaires.auquelles ils donnent naissance (frayères pour les poissons). Leur protectº est affichée à l’échelle internationale comme une priorité absolue.
-  tempérés,
- Partie basse recouverte entièremt lors pleines mers : vasière, slikke.
- Partie haute moins svt imergée, dense couverture d’herbe halophile : herbu, schorre, caractérisé svt par l’étagement (les espèces particulièremt fixatrices se trouvent en haut de la vasière).
-  tropicaux,

C’est la végétation qui distingue les vasières tropicales, non la nature des sédiments qui les constituent. => mangrove : végétation forestière arborescente =mt halophile (-> Nouméa, TD de M. Louchet), leurs racines-échasses (svt, mais pas uniquement) leur permettent de tenir dans la vase, mais aussi de miex respirer dans un milieu asphixiant.
=> les tannes (surtout ds zones à saison sèche marquée) : surfaces entièrement nues, faites de vase consolidée, maculées de tâches de sel qui empêchent la végétation de se développer au haut de l’estran.

- Les estuaires correspondent à la partie aval d’une vallée fluviale ouverte aux marées (incisé ds la roche résistante, l’ancienne vallée fluviale "anté-flandrienne" est progressivment colmatée du fait de la hausse du niveau des mers).
Avec les sédiments d’amont, & ceux de la plate-forme continentale (balayée par les houles), l’estuaire est un lieu éminemment favorable à la sédimentation, au colmatage.

Les particules argileuses que trsprtent fleuve & océan ds l’estuaire, ont des charges électriques opposées -> s’attirent, s’agglomèrent, sédimentent. Les parties les + fines constituent le bouchon vaseux : une lentille d’eau très turbide à l’endroit où les 2 courants s’annulent ; endroit qui varie...
=> pr la Loire, entre 1) l’aval de St.-Nazaire (lors mortes-eaux + crue) & 2) Nantes (vives-eaux + étiage ).

Toute la zone concernée par les mvmts de la marée est dc une zone de sédimentatº potentielle, & les estuaires sont des zones de forte sédimentatº.
L’homme a dû s’adapter à cette mobilité : rescindage des lits, chenalisatº & dragage. Csqces : remontée du front de salinité, de la marée...

Les récifs coraliens Emblèmes des richesses, de la fragilité de l’accumulation littorale.

La dynamique des littx est une csqce de leur jeunesse. Tout indique auj. que le niveau des mers continue de monter.

Or faut-il aménager en fonctº de ce dynamisme, ou lutter contre la mer, & comment ? Les formes multiples de l’occupation humaine des littx ont rendu cette question essentielle depuis qlqs décennies ; leur cortège de trsfrmations parfois définitives, de dégradations qu’il faut cependant désormais gérer.

B - Protéger les hommes, protéger la nature sur les littx.

1) Lutter contre la mer

Vanité de la lutte contre la mer (1), mais nécessité : 25 à 30 % des côtes atlantiques & du N.O. de la France t notamment les plages, sont touchées par une érosion patente (2). Les coûts bruts pr y parer étaient de 100 M.F. en 1986, 120 M.F. en 1990.

L’érosion qui affecte les littx., un phénomène entre nature & société.

L’épuisement des stocks accumulés lors sur les plates-formes continentales lors de la dernière transgression, cause naturelle si il en est, explique l’érosion de certains littx d’accumulation.

Les responsabiltés humaines sont multiples. Voir les prélèvements de sédiments trop près de la ligne du rivage, aussi bien que la xº des barrages ds les bassins-versants pr expliquer cette pénurie de sédiments qui affecte le trait de côte, & accentue la pression considérable que la nature exerce sur le trait de côte.
S’exprimant à +sieurs échelles, les responsabilités humaines, rendent l’analyse de l’érosion particulièrement "géographique".

La maitrise technique

- Le rechargement de la plage de Coney Island (NY) en 1922, fut généralisé aux plages américaines dès les 1960’s, par le US Army Corps of Engineers. Leur Shore Protection Manual expose les pbs ainsi que des exemples & les solutions techn.
Toutefois il n’y a pas un plan d’action globale, du fait que la propriété privée est imp. ; les communautés locales n’acceptent l’aide de l’Etat qu’en cas d’urgence.

En France, le rechargement de la plage de Chatelaillon (au sud de La Rochelle) demeure la seule opération massive.

Ds les 1960’, création du Coastal Engineers Research Center -CERC- qui entraine la xº des études scientifiques rétrospectives & prospectives ; ingénieurs et chercheurs univ. sont entrainés ds le champ de la rech approfondie etc. ; ainsi qu’une implication supérieure des Etats & des communautés locales ds la définition d’un cadre général de traitement du risque côtier. Entrent ds ce schéma le "Coastal Zone" (ce gd congrés réunit chaque année +sieurs centaines de spécialistes intx.), le "National Flood Insurance Act" de 1968 (ne seront indemnisés que ceux qui accepteraient les critères fédéraux permettant de mieux contrôler l’amménagement ds les milieux inondables (3).

Ainsi le Coastal Zone Management Act (1972), adopté par des Etats côtiers, porte l’effort sur la gestion des zones exposées, la gestion des zones urbaines, dc.

Avec les setbacks / lignes de retraits de l’urbanisation, on a une "renaturalisation" de la côte, avec (en 87) la décision du Congrès d’interdire de construire en-deça d’une ligne = à 40 fois le taux annuel d’érosion / valeur annuelle du recul cartographié.

- > Déplacement ou démolition de constructions, que le National Flood Insurance Program a le droit d’entreprendre, ... sauf si contradictoire avec le 5è.
ammendement (4) => résumé du très fameux « cas Lucas » parait nécessaire pour l’intelligence du pb. [1,2 M.$ de compensation ...]

- L’expérience hollandaise est la + complète.

Les Hollandais maitrisèrent les 1ers l’art de construire les digues -qui, tout à la fois, protégaient les popº en permettant le gain de terre par poldérisation. [Elles leur ont permis de gagner, rien qu’avant 1715, près de 200 000 ha. sur la mer (=> rive sud de l’estuaire de l’Escaut, entièrement artificielle...)]

Ce, au risque de voir les tempêtes causer des innodations désastreuses => celle des 31.1 & 1.2.1953 causa > 1800 †s.

D’où la décision de fermer tous les bras de mer dans les bouches du Rhin : « Commission Delta » crée le 18.2.1953. Le 5è. gd barrage anti-tempête est achevé en 1986 sur l’Escaut occidental (l’entrée des ports belges de Gand, Anvers & Bruxelles). Ces gigantesques travaux s’inscrivent ds une perspective de gestion globale des eaux, douces comme salées pour maintenir les équilibres nécessaires à la pêche. -> la région [Zélande au sud de Rotterdam] est devenue un haut lieu touristique, poumon de la Ranstad.

La menace directe d’érosion marine sur une partie des 350 kms de côtes néerlandaises, nécessitait d’engager une véritable politique de défence côtière : lancée ds les 1980’s, le maintien de la côte ds sa position de 1990 fut retenu parmis 4 hypothèses de de trav.

La protection dynamique du littoral néerlandais

L’expérience innégalée des spécialistes néerlandais, leur connaissance des processus côtiers (par les levées systématiques pour mesurer l’évolution du trait de côte, dès le XIXè.s et modernisées 1960’s —>. qui permettent également la mesure des volumes de sable qui se déplacent entre le ht. de plage & l’avt-plage), ont abouti en 93 de mettre sur pied une "protection dynamique". Elle est basée sur une ligne de réf. ("basal coastline"), fixée en 91 par le pv. polit. et que l’on maintiendra coûte que coûte.

Elle ne suit pas la position stricte du pied de dune. Elle se situe en avant, fonction +tôt des mvmts sableux sur l’estran que de l’érosion instantanée liée aux tempêtes.
Un apauvrissement constant en sédiments ammène le rechargement en sable immédiat. Le célèbre Rijskwaterstaat supervise tout.

D’une part une réponse technique est tj possible, & l’innovation nécessaire doit pv. être mise en place au px d’expérimentations parfois hasardeuses ; d’un autre côté le politique doit édicter des normes précises basées sur des zones de recul de l’espace habité comme aux Etats-Unis -qui ont développé, à partir du puiissant corps des ingénieurs du CERC, une politique « préservationiste » techniquement innovante (par des rechargements systématiques) de setback en raison de l’esprit indépendant des multiples communautés.

Aux Pays Bas le trav et la coopération entre scientifiques et ingénieurs, dans la traditº de débat (polit., etc.) nationale, est réalisé dans une perspective globale, intégrant les solutions techniques et la gestion politique.

En France (art. L. 146.4 III de la loi du 3 janvier 1986) « en dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de 100 m. à compter de la limite haute du rivage... ». Enfin des ouvrages de défense contre la mer, doivent parer à l’energie dissipée.

L’érosion côtière relève de la nature et, pour le siècle prochain, de l’élévation du niveau de la mer, sa gestion doit s’envisager à travers deux cheminements qui ont nécessairement des liens entre eux.

Des deux expériences nationales développées, on retiendra que la nécessité d’une conception + "globale" donc en fait + "politique" est relativement récente. Une même préoccupation s’est affirmée qui fut traitée selon les traditions politiques nationales -et sous une double pression : politique (à travers le regard "écologiste") & scientifique à travers les progrès de la connaissance des mécanismes au-dessus & surtout au-dessous de la ligne d’eau.

Notes (1) lutte assimilée au « syndrome de Knud le Grand » ...
(2) estimations récentes du ministère de l’aménagmt. du Territoire & de l’Environnemt.
(3) l’ouragan Betsy fit pour 2 MM.F. dégats long côtes golfe Mexique. (4) 5è. ammdt de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique : aucune propriété privée ne peut être affectée à une cause d’intérêt public sans compensation.

2) Protéger, conserver les espaces & les milieux rqbles & caractéristiques sur les littoraux

Dynamisme d’un mouvement récent

La préoccupation d’ une protection de la nature (i.e. en général) est ancienne, aux E.-U. et en G.B. dès le XIXè.s. Le constater est aussi prendre la mesure du formidable développement économique qui a affecét les littoraux au XXè.s.
Pressions -> dégradations -désordres- -> nouveau regard sur les milieux naturels "sensibles" du littoral et sur leur protection, leur conservation ... dont les Pays-Bas se sont préoccupé + que tous les autres : la ½ de la population s’entasse sur des espaces gagnés sur la mer.

L’aspiration sociale à une nature littorale de meilleure qualité -> multiplication d’associations de protection de l’environnement actives, avec éventuellement des échos voire des relais institutionalisés dans le champ politique.
=> le rapport Piccard (1973) préconise la création d’un Conservatoire du Littoral (...) à la fois pour acquérir de l"esp en bord de mer, en définir l’affectation et en assurer la gestion ; proposition validée par l’Etat, loi du 10 juillet 75.

Protéger et restaurer un milieu original : les dunes littorales

Leur protection peut être lûe dans un cadre à +sieurs acteurs & ÷sieurs niveaux d’intervention. À la base, des associations s’inquiètent de l’état de dégradation des dunes qu’affecte une anthropisation excessive (urbanisation).
Nbx parmis les cadres de ces associations, les enseignants (dont qlqs universitaires) s’appuient sur les travaux scientifiques pour établir des rapports et des propositions de traitement. Leur sérieux facilite la prise en compte de ces dégradations par les administrations, les ministères de l’Environnement et de l’Equipement. Idem aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, où le lobbying associatif favorise une "montée" de la critiique, & une "descente" des mesures prises par les administrations.
Ainsi l’O.N.F (Ofice national des forêts) s’investit dans le mouvement. Dès 1810 un décret de Napoléon Ier vise à fixer les dunes. C’est, toutefois, la protection des champs et des terres à l’intérieur, dont se préoccupaient ces mesures anciennes.

Au XXè.s l’espace en question est occupé massivement, on y bâtit sans vergogne un peu partout. Cet écosystème parmis les + originaux du bord de mer possède un fort pouvoir d’attraction, et la fragilité inhérente : les baigneurs s’abritent sur son revers lors des coups de vent, sa crète est un belvédaire idéal, ...les camions prélève son sable le long des littoraux en voie d’urbanisation.

Une végétation protéiforme particulièrement adaptée aux conditions de vie dunaire :
Du haut-de-mer au revers du bourrelet dunaire : -L’arroche des sables sur la laisse de pleine mer, se nourrit substances org. déposées là.
- Sur la dune embryonnaire - fréquemment innondée, les plantes ont adapté leur appareil aérien au vent (et aux particules qu’il projète) et à la sécheresse accentuée avec leurs racines traçantes.
=> chiendent des sables une pièce essentielle de la progression dunaire car il fixe le sable.
- Sur le bourrelet dunaire, où le vent est le + fort (...) le chardon bleu (5) est particulièrement sensible au piétinement. Progresse aujourd’hui. La dune blanche est appelée ainsi car non entièrement couverte de végétation, le moidre coup de vent fait circuler des plages de sable vif. -La dune grise est, elle, + densément recouverte. Mais cette végétation + variée est fixée superficièlement. -En arrière de la dune grise sont les 1ers arbustes, dominés par l’argousier.

Puis vient la forêt littorale dont les chènes verts aux branches contournéees par le vent (on dit "port en drapeau") sont la marge protectricce de la forêt dunaire [dans la moitié sud et particulièrement sur le littoral méditerannéen, nb.] => forêt classée du Veillon-en-Vendée. Des programmes de restauration efficaces lorsque les communaités littorales elles-mêmes se chargent de la protection. => ex. de La Valette, ds le New Jersey, Ocean county sur l’Island Beach Barrier, où tout le pb -hors les dégats considérables causés au littoral par des tempêtes successives- fut de concilier la propriété privée avec l’intérêt général.

• Un arsenal de moyens sans cesse perfectionnés pour protéger les ressources naturelles sur les littoraux. Effort de restauration, et de protection ensuite ; les techniquess le permettent et les règlementations le garantissent. L’endigage (ds les P.D.) -> x000 ha. de vasières disparus ds les estuaires. Dans les pays tropicaux, les mangroves et les coraux sont, à leur tour, attaqués.

Ds une optique de développement durable il s’agit de léguer une planète en meilleur état, que le bilan [actuel] du XXè.s.
Quelles sont les bases historiques en matière de protection des milieux littoraux ?
Des mesures sont prises, depuis très longtemps parfois, pour que le support naturel des activités humaines soit respecté, protégé et même "développé" au ses économique du terme. Or, l’action locale, ponctuelle, n’a pas comme celle d’Etat la force d’impulser et de créer des instruments de gestion de la nature, conservation, parcs, (...) par le biais de la règlementation et la législation. Cf. les attendus du Coastal Zone Management Act.

Les lois "anciennes" prévoient des restrictions à l’aménagement. Puis, l’étude d’impact avant tout projet d’aménagement permet une bonne connaissancec de l’état initial du site, et des effets sur l’environnement. => loi du 10 juillet 76 (-> 12 oct. 77) systématise l’étude initiale d’impact.

La loi litoral du 3 janvier 86 est toutefois la première législation spécifique aux littoraux. Par l’instruction du 22.10.91, les prefets invitent leurs admninistrations à « l’identification des espaces à préserver ». Car on pourrait malaisément protéger ce que l’on connait mal, comme d’ailleurs on ne peut se passer, pour protéger espèces et espaces, de les mettre en valeur : conservatoire, réserves, parcs.

Notes (5) chardon bleu, devenu l’emblème du Conservatoire du Littoral en 1975.

**** A.Miossec par C.L. ****

Retour ou commentaire souhaité & apprécié.

Enregistrer l'article au format PDF

La Cliothèque 2017

Licence Creative Commons
Les Clionautes sous licence Creative Commons Attribution
Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International

Site développé avec SPIP, un programme sous licence GNU/GPL.

Design et Squelettes : B. Modica & X. Birnie-Scott pour La Cliothèque.

Hébergement La Cliothèque par