Dans la collection Mondes Anciens après :
Préhistoires d’Europe De Néandertal à Vercingétorix
L’Egypte des Pharaons, De Narmer à Dioclétien, 3150 avant J.-C.- 284 après J.-C.
La Mésopotamie De Gilgamesh à Artaban 3300-120 av. J.-C.

Les éditions Belin publie
Rome, cité universelle De César à Caracalla 70 av J.-C.-212 apr. J.-C

Sous la direction de Catherine Virlouvet, professeur d’histoire ancienne à l’université d’Aix-Marseille, directrice de l’École française de Rome.

Nicolas Tran est professeur d’histoire romaine à université de Poitiers.

Patrice Faure est maître de conférences d’Histoire romaine à l’Université Jean-Moulin Lyon 3.

L’apogée de l’Empire romain

L’histoire de Rome que dépeint ce volume est celle de l’apogée d’un empire « mondial ». Comment une petite cité est-elle parvenue à dominer un ensemble de terres s’étendant de l’Écosse et du Danube au désert africain, de l’Atlantique au Proche-Orient, et à établir cette domination de manière assez durable pour marquer profondément l’histoire de tous ces territoires ?

Le succès de la domination romaine tient pour bonne part à une conception ouverte de la citoyenneté. Le recensement de 70 av. J.-C. régla un conflit qui avait opposé Rome aux Italiens, une vingtaine d’années auparavant. Tous les hommes libres de la péninsule formèrent désormais le populus Romanus. Près de trois siècles plus tard, en 212 apr. J.-C., Caracalla attribua le bénéfice de la ­civitas Romana à tous les habitants libres de l’empire. Or, durant la période délimitée par ces deux mesures, les possessions romaines s’étaient étendues bien au-delà des rivages de la Méditerranée. Cette expansion fut l’œuvre collective des soldats romains et de leurs chefs. Garants d’une domination qui se prétendait universelle, et qui avait pour siège la plus grande ville de l’Antiquité, les princes adaptèrent la Cité au gouvernement du monde. L’ouvrage examine cette histoire en recherchant la cohérence d’une construction impériale singulière, qui servit – plus tard – de modèle à bien d’autres.