Le magazine le « 1 » propose un excellent hors-série sur la grotte de Lascaux.
Ce site d’exception fut mis au jour par le plus pur des hasards par Marcel Ravidat, le 08 septembre 1940, alors qu’il promenait son chien. Le 12 septembre, avec trois autres camarades, il s’enfonce plus avant à la recherche des souterrains de Lascaux : « Quatre garçons dans le vent de la (Pré)histoire, qui vont offrir à l’humanité l’une des plus belles découvertes archéologiques à l’égal de Pompéi » écrit le spécialiste de l’art paléolithique Romain Pigeaud dans un article intitulé « retrouver Lascaux ».
L’abbé Henri Breuil, éminent préhistorien qualifiera le site de « chapelle Sixtine de la Préhistoire ». Un autre abbé, André Glory, va étudier les peintures et les gravures du site entre 1952 et 1963.
Cette dernière année marque la fermeture du site, victime de la surfréquentation et des maladies qui l’ont accompagnée (prolifération des mousses et des lichens ; calcite qui oblitère les représentations).
Lascaux II, fac-similé de la « salle des Taureaux » et du Diverticule axial du site, ouvre ses portes en 1983. En 2016, Lascaux IV offre le premier fac-similé intégral de la grotte.
Romain Pigeaud écrit que « la grotte de Lascaux fut (…) fréquentée (et décorée?) il y a environ 21000 ans, par un groupe de chasseurs-cueilleurs apparentés à la technoculture du magdalénien », technoculture indiquant que les individus vivant à cette période sont essentiellement connus par les vestiges matériels qu’ils nous ont laissés.
Lascaux regroupe sur 270 mètres, et pour un volume total de 3000 mètres cubes, près de 1963 peintures et gravures.
Le bel article de Muriel Mauriac (« La grotte pas à pas »), conservatrice du site, précise encore que c’est à Lascaux que fut réalisé le plus grand taureau de l’art préhistorique, avec près de 5,60 mètres de long. L’autrice invite à une visite complète du site avec beaucoup de bonheur. Elle écrit que sur environ 1900 figures inventoriées, c’est l’animal qui domine très largement l’iconographie du site, avec une prédominance du cheval (60%), du cerf (14,9%) et de l’aurochs (4,6%). Elle précise également qu’il est bien difficile de statuer sur le sens exact de ce qui est représenté dans ce site exceptionnel et invite à la circonspection : « Lascaux, fruit d’une pensée radicalement étrangère à la nôtre, demeure un mystère ».
D’autres articles prolongent la réflexion sur Lascaux et l’enseignant de collège pourra trouver matière à alimenter une séquence dédiée à la Préhistoire avec ce riche hors-série qui comporte également une frise établissant la chronologie de quelques-unes des plus belles grottes ornées d’Europe et une superbe reproduction d’animaux figurant dans la « salle des taureaux ».



