Le tome 2 de Ray Ringo marque le retour du célèbre héros de western créé par William Vance. Reprise par Corbeyran au scénario et Roman Surzhenko au dessin, la série poursuit son renouveau chez Le Lombard. Ce deuxième tome s’inscrit directement dans la continuité de La Porte du Diable et plonge le lecteur dans une aventure haletante au cœur des territoires indiens, entre paysages glacés, violence de l’Ouest sauvage et quête amoureuse désespérée.
Une traque dans les terres glacées
Après la disparition de Lean à la fin du premier tome, Ray Ringo repart sur les pistes du Wyoming accompagné du jeune Jerry afin de retrouver sa fiancée. Rapidement, il découvre que la jeune femme est retenue captive par une tribu shoshone. Lean tente de résister à Nayali, un guerrier brutal et instable, tandis que Ringo multiplie les dangers pour la sauver. Entre attaques, poursuites et affrontements armés, l’album maintient un rythme soutenu du début à la fin.
Ce tome change sensiblement d’ambiance par rapport au précédent. Ici, fini les grands espaces désertiques baignés de soleil : Corbeyran et Surzhenko nous entraînent dans un univers plus froid et hostile, dominé par la neige et les territoires indiens. L’apparition du célèbre George Armstrong Custer apporte également une touche historique intéressante et permet d’en apprendre davantage sur le passé de Ray Ringo.
Un western classique et revisité
Avec La Captive, Corbeyran confirme qu’il maîtrise parfaitement l’univers de Ray Ringo. Le scénario reste très classique dans sa structure, ce qui respecte l’héritage de William Vance, mais il parvient aussi à moderniser le récit grâce à une violence plus marquée et à des personnages plus ambigus. L’histoire est efficace, dynamique et ne laisse aucun temps mort.
Graphiquement, Roman Surzhenko réalise encore une très belle prestation. Les visages sont particulièrement réussis et donnent véritablement vie aux personnages. Les scènes d’action sont lisibles et nerveuses, tandis que les couleurs renforcent parfaitement cette ambiance hivernale et oppressante. On pourra éventuellement regretter, tout comme dans le premier tome, le manque de grands plans larges sur les paysages, qui auraient permis de mieux profiter des décors du Wyoming. Malgré cela, l’album reste superbe visuellement et s’impose comme un western moderne de grande qualité.
Avec La Captive, Corbeyran et Surzhenko signent une suite solide et passionnante qui confirme la réussite de cette reprise de Ray Ringo. Ce deuxième tome clôt efficacement un premier cycle tout en développant davantage les personnages et l’univers de la série. Entre classicisme assumé et modernisation réussie, cette renaissance du héros de William Vance séduira sans difficulté les amateurs de western en bande dessinée. Une très belle lecture qui donne déjà envie de découvrir la suite des aventures de Ray Ringo.



