Dans ce nouveau numéro de Topo, le dossier est intitulé « Viril à tout prix » mais on mesure aussi que se nourrir c’est faire des choix.
Des histoires de convictions
Ce reportage montre que se nourrir c’est faire des choix et ceux-ci sont politiques. On découvre donc plusieurs profils déclinés autour des flexitariens, végétariens ou véganes avec à chaque fois le regard d’une sociologue de l’alimentation. On mesure que ces choix alimentaires ont eu et ont encore parfois du mal à se faire accepter par d’autres. C’est souvent en famille que certains peuvent être victimes de sarcasmes sur leurs choix alimentaires. Les véganes sont perçus comme des gens qui veulent politiser ce qu’il y a dans leur assiette mais nos assiettes sont déjà politiques sans que les gens en aient forcément conscience.
Mettre les voiles ?
Faut-il interdire les méga-yachts ? Les bateaux de croisière mesurent plus de 360 mètres, pèsent plus de 200 000 tonnes alors que moins de 0,5 % de l’humanité part en croisière chaque année. Par ailleurs 80 % du commerce international circule sur les océans. Certaines tentatives existent pour changer d’énergie de propulsion. En 2023, un navire à propulsion mixte a convoyé des éléments de la fusée Ariane 6 sur l’Atlantique.
Viril à tout prix
Le dossier de ce numéro explore la question de la virilité sous différents angles. On commence par un article sur la taille du pénis avec des éléments factuels très concrets. Tout d’abord, la question s’est posée depuis longtemps et des écrivains comme Hemingway se la posaient aussi. Un médecin donne les faits : dans 90 % des cas, la longueur d’un pénis en érection varie de 10,5 à 16 centimètres. Pourtant, dans le monde de la pornographie, la taille moyenne des pénis montrés dépasse les 17,5 centimètres soit plus que 98,1 % des hommes. Il y a donc un décalage réel qui peut créer chez certains un complexe. Après cette mise au point, on repart dans l’histoire pour rappeler qu’en Grèce antique c’était le fait de posséder un petit sexe, symbole de maitrise, qui était valorisé. Aujourd’hui, il faut bien comprendre que la taille du pénis est devenue un marché lucratif.
Le masculinisme c’est quoi ?
Ce phénomène séduit de plus en plus de jeunes hommes. Ce n’est pas le pendant du féminisme car il s’oppose à l’émancipation des femmes. Le thème d’une crise de la masculinité est récurrent et permet d’appeler à un retour « aux valeurs traditionnelles ». Le reportage décortique les différentes branches de ce qu’on appelle la manosphère. On trouve, par exemple, les incels, ces hommes convaincus que les femmes leur doivent des relations sexuelles mais qu’elles les rejettent à cause de leur physique. On mesure, une nouvelle fois, l’importance des bulles de filtre qui peuvent enfermer un individu dans ses obsessions.
Ils ont perdu la tête
La photographie est un autre point d’entrée proposé avec ce photomontage de l’artiste Weronicka Gesicka où elle décale des scènes de la vie quotidienne glanées dans les archives étatsuniennes. Ici, on croit voir une image classique de trois jeunes hommes portant à bout de bras trois jeunes femmes mais la réalité est toute autre.
Abdos et réseaux sociaux
La musculation est devenue le sport préféré des 16-25 ans. Des figures comme Tibo Inshape relaient et diffusent ce message. Les salles de sport connaissent un fort développement mais le reportage choisit de se demander si cette obsession pour les corps musclés n’est pas une réponse à nos vulnérabilités ? Dès 1949, Simone de Beauvoir disait : « personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité ».
Cash sexe
Topo choisit de commencer à mettre les points sur les i pour certains mythes liés au sexe. Par exemple, on peut oublier le sexe sur la plage car de façon très concrète le sable n’est pas vraiment l’ami des organes génitaux. Halte aussi à l’idée de croire que la jouissance des deux partenaires en même temps est habituel. Dans un rapport hétérosexuel, 95 % des hommes atteignent l’orgasme contre 65 % des femmes. Une deuxième partie est annoncée.
Coordinatrice d’intimité
Fanny Guiard-Norel exerce un métier qui n’existait pas il y a quelques années : celui de coordinatrice d’intimité sur les plateaux de cinéma. C’est elle qui pose et résoud les questions du style : est-ce une scène tendre ou violente ? le tournage se fera-t-il devant toute l’équipe par exemple ? On mesure l’importance de la préparation pour éviter toute dérive. Elle doit encore parfois argumenter pour montrer son utilité là où certains réalisateurs ou producteurs la voient comme un coût supplémentaire pour le tournage.
Un peu de foot
« Sans filtre » dresse le portrait de Didier Deschamps qui a dirigé l’équipe de France pendant quatorze ans. Son palmarès de joueur était déjà très impressionnant et on a peut-être oublié un peu vite comment il a redressé l’équipe de France. Un autre reportage se penche sur le comportement de certains parents de joueurs qui imaginent que leur enfant est le futur Mbappé.
Vacances et art
Emilie Valentin et Pochep parlent des vacances des politiques. Certains comme Jean-François Mattéi s’adressent aux Français en pleine canicule de 2003 depuis sa maison de vacances. Une image désastreuse qui devient le symbole d’une inaction du gouvernement. On se rend compte aussi que choisir et annoncer sa destination de vacances est calculé. Dans le monde médiatique, tout a ou prend un sens.
« Jamais trop d’art » étudie le phénomène des zombies qui sont partout : séries, films ou encore jeux vidéos. Ce thème actualise des idées déjà présentes dans l’Apocalypse biblique : la résurrection des morts pour punir les vivants. Un des cinéastes les plus connus sur ce thème est George A Romero avec notamment son premier film en noir et blanc de 1968 intitulé « La nuit des morts-vivants ».
Le prochain Topo s’intéressera aux grands perdants des paris sportifs ou au fait que certains faits se déroulent trop loin pour espérer faire l’actualité.



