Pour ses dix ans, Brut s’adresse aux futurs journalistes avec ce guide pratique pour apprendre à faire de l’information à l’heure où une génération entière réinvente la manière de la produire, de la diffuser et de la partager. Pour donner corps à l’ensemble, des récits de journalistes sont insérés à l’intérieur de chaque partie.
Le public
Ce guide s’adresse aux 12-16 ans et il a pour ambition de donner toutes les clés des plus pratiques aux plus théoriques c’est-à-dire en abordant aussi les grandes questions du métier de journaliste. C’est donc clairement une boite à outils aux multiples tiroirs. Rappelons que Brut n’a pour sa part jamais été un média comme les autres et qu’il cumule des millions de vues et que 250 personnes y travaillent chaque jour.
Petite histoire de l’information
En quelques pages, l’ouvrage retrace l’histoire de l’information avant les réseaux sociaux. C’est l’occasion de signaler l’invention de l’imprimerie ou de mentionner que plus de 500 journaux sont créés à Paris entre 1789 et 1792. Au XIXème siècle, des technologies comme la rotative font que l’information circule plus vite et touche davantage de monde. A partir des années 2000, Internet débarque et informer aujourd’hui est un véritable défi. Les auteurs rappellent quelques bases sur la profession de journaliste et se focalise sur quelques repères forts de la profession comme le journalisme en immersion et le journalisme qui révèle avec le Watergate.
Avant le tournage
Il s’agit d’abord de trouver la bonne idée et, à ce titre, le travail de veille fait partie des bases du métier. Trois questions peuvent guider : mon sujet est-il susceptible de créer le conversation, respecte-t-il le sens du timing et est-il en accord avec ma ligne éditoriale. Ensuite, il faut réaliser des recherches. Il convient de se méfier de la source unique et l’ouvrage cite trois exemples de bourdes médiatiques : une journaliste a ainsi annoncé par erreur la mort de la reine Elisabeth II avant qu’elle ne survienne réellement. Il faut ensuite choisir le format qui convient le mieux au sujet et envisager également la question des podcasts. Dans un souci pratique, le livre liste ce qu’il faut encore réaliser avant le tournage sans omettre l’aspect financier. Une to-do list conclut la partie.
Pendant le tournage
Des éléments très précis sont fournis sur les clés d’un tournage réussi et ça commence par le matériel. Il faut veiller à capter un son de qualité ou encore soigner les plans d’illustration du futur reportage. Les auteurs pointent aussi quelques boulettes à éviter comme l’absence d’espace de stockage ou le défaut de batterie qui plombe un tournage. Le journaliste doit aussi mettre à l’aise son interlocuteur et cela implique, notamment, de discuter avant de commencer de filmer. Là encore une to-do list termine le chapitre.
Après le tournage
A présent, il convient de bien dérusher et on se retrouve facilement avec 5 heures de tournage pour un final qui n’excédera pas 20 minutes. Montage, identité graphique et accroche sont également des étapes à ne pas manquer. Un dernier regard avant publication peut permettre de repérer la grosse faute d’orthographe oubliée dans le titrage du reportage. Une dernière to-do list est proposée.
Pour finir, les auteurs reviennent sur les sources de revenus des médias. Ils insistent sur un équilibre précaire, sur le rôle des subventions et de la publicité ou encore des abonnements. Résolument pratique et fourmillant de conseils, ce manuel pourrait aider les jeunes reporters à se lancer.



