Bâti autour de 13 mots et/ou expressions (la terre, l’art, le savoir….) déclinés, scrutés et augmentés du trait virevoltant de Falzon, cet ouvrage initie à un savoir et une curiosité quelque peu délaissés : l’étymologie.

Œuvre originale, elle est aussi utile à l’heure où le numérique supplante sans heurt dès le collège, les langues « mortes » (latin, grec). Mais le diktat de l’instantané et de l’immédiateté génère des résistances, ont celle-ci survenue sous la forme de ce bel album illustré qui nous rappelle habilement le long, le très long chemin parcouru par les mots qui vont et viennent dans et sur notre langue.

L’historien, en bon enquêteur (historia ou l’enquête en grec ancien) ne peut faire l’économie de la quête étymologique, pour lui et ses publics, que ce soit en classe ou dans ses recherches.

Car l’étymologie est – étymologiquement – l’étude du vrai sens, élément incontournable à la reconstitution fidèle d’un fragment du passé.

Le contenu  de l’ouvrage s’articule autour des grands invariants de notre Humanité : le savoir, la terre, l’art… et tout ce qui fait l’Homme selon Grimaud et Falzon.

Un ouvrage anthropologique, donc indispensable, judicieusement propulsé par un cocktail d’explications, d’anecdotes et d’humour (merci Falzon).

Mentionnons enfin le format BD, 26×19 cm, très commode, véritable passe-partout.

Signalons aussi que cet album est une continuité du travail d’Étymocurieux (Sébastien Grimaud) sur les réseaux sociaux.

 

Une ressource indispensable aux enquêteurs du vrai sens, le TLFI, trésor de la langue française informatisé :

https://www.atilf.fr/ressources/tlfi/