Ce livre devait être une belle histoire, mais le chat a vu l’oiseau qui suivait un escargot depuis le haut d’une branche et le chat a bondi, l’oiseau s’est envolé, l’escabelle est tombée et la cafetière s’est renversée dans le livre. La tâche s’est agrandie et gâché toute l’histoire. Cela devait être une belle histoire, mais la faute à la pluie, au chat, à l’oiseau, auvent… tout a raté et tout le monde se fâche se renvoyant ainsi la faute. Il est ainsi prouvé qu’à travers l’effet papillon on peut trouver un ou plusieurs responsables aux événements désagréables. Mille et une occasions de se brouiller, de se battre ou de se faire la guerre sont ainsi trouvées.

            Nouvelle preuve de l’inventivité folle d’Anne Herbauts, c’est la tache de café qui rebelle. Elle houspille tout ce petit monde. Rien ne sert d’accuser l’autre, l’important est de réparer ensemble les dégâts. Ainsi la tâche de café propose de nettoyer, de s’excuser et de ranger. Tout le monde y met du sien et, le beau temps revenu, on s’installe dans le jardin pour prendre le café… « Il y a du thé, aussi, pour ceux qui préfèrent… ».

            Et puis le vent se lève… Une dernière leçon nous rend à l’évidence : il y aura toujours des effets du sort qui viendront gâcher l’existence. L’important n’est pas tant d’en trouver le responsable mais d’y apporter des corrections, de réparer ensemble, victimes et coupables, fauteurs et touchés. Bâtir ensemble est beaucoup plus important que se chercher querelle. Ce message fort sur le pardon et l’action commune est une belle leçon de vie servie par des illustrations toujours étonnantes et bercées de poésie.