Ce quatrième volume est le premier à paraître après la mort de Madeleine Riffaud décédée en novembre 2024. Les trois premiers volumes ont déjà été chroniqués sur notre site. On retrouve dans ce quatrième volet tout ce qui a fait le succès et le charme de cette série, que ce soit en terme graphique ou scénaristique, et le tout pour évoquer un parcours de vie exceptionnel.
Été 1944
Tout commence par un coup de feu qui claque en pleine rue. Un milicien a tiré et a abattu une enfant. Madeleine, qui se trouve à proximité, commence la chasse au tireur. Elle se lance dans une intrépide poursuite, courant le long des gouttières. Le tireur est finalement rattrapé et chute de plusieurs étages. Il a un complice qui est confié à Madeleine. Celle-ci doit le protéger pour éviter son lynchage par la foule. Rapidement, elle s’aperçoit que ce ne sera pas possible et elle décide de l’exécuter.
En surveillance
On retrouve ensuite Madeleine et ses copains en surveillance sur le pont de la petite ceinture. Elle traverse Paris, convoquée par le commandant de l’insurrection parisienne. Il lui confie la mission d’éliminer une taupe infiltrée dans la Résistance. On mesure l’aura qu’a alors Madeleine. Elle parvient jusqu’à celui qu’elle doit abattre puis lui fixe un rendez-vous. Elle se trouve alors dans une situation particulière puisqu’elle est obligée de faire comme si de rien n’était et de discuter avec lui avant de le tuer. Elle l’abat malgré tout et devient donc un ange exterminateur.
De retour au cœur de la bataille
Après une petite pause, Madeleine est de retour pour surveiller Paris sur une barricade. Elle doit traverser la capitale pour récupérer des munitions au moment où les premiers chars de la division Leclerc arrivent dans Paris. Les auteurs retracent l’incertitude de ces jours : « c’était une bataille pendant laquelle on en voyait pas l’ennemi ». Madeleine fonce avec ses camarades à l’assaut des derniers nazis retranchés dans les rues. On suit leur progression et les difficultés pour sécuriser les rues. Elle voit des très proches tomber, comme le violoniste Michel, sous les balles des derniers snippers embusqués.
Victoire
On découvre médusé que Madeleine se fait refuser pour entrer dans les troupes de l’armée régulière car, sur les registres, elle est appelée Marie-Madeleine. L’officier en charge d’établir un certificat refuse donc de lui délivrer. Elle repartira finalement avec le document qui lui donne le grade de lieutenant. Elle rencontre au hasard des rues un jeune militaire américain, Sammy Davis Junior.
Rencontre
Madeleine est présentée à Tristan Tzara, Elsa Triolet, Louis Aragon et Paul Eluard. Ce dernier l’accueille chez lui pour s’entretenir avec elle et lui remonter le moral. Elle ose lui montrer quelques poésies de son cru alors qu’il est, pour elle, une véritable idole.
La mort de Madeleine
Le volume se termine dans le présent et choisit de raconter quelques moments des rencontres entre les auteurs et Madeleine et notamment son caractère bien trempé. Bertail et Morvand se comparent à deux adolescents, « un peu merdeux », face à elle. On retrouve également le texte de l’oraison funèbre d’Elisabeth Helfer-Aubrac. Le volume se termine sur un poème de Madeleine dont on peut lire d’autres vers tout au long de l’ouvrage. Résonnent encore les mots de Madeleine Riffaud à Jean-David Morvan au printemps 2024 : « Tu verras mon petit chéri, tu vivras très bien avec moi, sans moi ».
Ce quatrième volume clôt la période de la Seconde Guerre mondiale mais les aventures de Madeleine sont loin d’être terminées. On peut aussi préciser qu’un certain nombre de fiches pédagogiques sont téléchargeables et permettent d’exploiter la bande dessinée en classe.


