Cet album retrace la course au pôle Sud entre Scott et Amundsen. Nourri par le journal de bord des deux explorateurs, il prend le temps de raconter cet exploit qui fut aussi un drame pour plusieurs des aventuriers. On suit leur parcours en parallèle avant que leur destin ne se rejoignent.
De l’importance de préparatifs minutieux : septembre 1909-juin 1910
Amundsen apprend que Peary a touché le pôle Nord. Il se prépare néanmoins aussi à cette expédition, du moins le croit-on au départ.
Côté anglais, Scott se prépare lui à une expédition vers le pôle Sud. Il doit d’abord s’assurer du soutien de maximum de personnes et notamment doubler Shackelton son concurrent possible irlandais. Il collecte des fonds tandis qu’Amundsen recrute son équipe en n’ayant pas toujours la décision dans le choix des personnes qu’il embarque comme Hjalmar Johansen. Amundsen prépare sa logistique en emportant plein d’animaux mais, surtout, il a déjà le projet de partir vers le Sud et non le Nord. Scott de son côté est aussi sur le départ.
De la douceur relative des mers du Sud : août 1910- janvier 1911
Scott se trouve en Afrique du Sud et on découvre le travail des géologues qu’il a embarqués avec lui. De son coté, Amundsen, alors que le bateau est parti, annonce officiellement à l’équipage que la véritable destination est le Sud et non le Nord.
Par courtoisie, il fait prévenir Scott de sa décision. On passe alors d’une expédition à une course, ce qui change pas mal les choses. Scott semble alors avoir de l’avance pour réussir mais il est confronté à des conditions de navigation très défavorables alors.
De la démesure des efforts réclamés par le continent blanc : janvier 1911-avril 1911
Une carte permet de suivre l’avancée des deux concurrents.
Scott explique la partie scientifique prévue de sa mission et il parle aussi de la logistique nécessaire. On assiste ensuite à la rencontre entre les deux équipes et ils proposent de se faire visiter chacun leur camp de base.
Amundsen est alors persuadé que Scott arrivera avant lui au pôle car il est mieux équipé. Chaque expédition utilise la stratégie de dépôts avancés pour progresser dans sa quête. Des cartes permettent de se repérer et on assiste aux difficultés et drames qui se nouent comme cette banquise qui cède et provoque la dérive et la mort de nombreux poneys.
Des secrets pour supporter les longues soirées d’hivernage : avril 1911- septembre 1911
La vie s’organise et c’est le temps des mesures scientifiques. L’équipe de Scott lui organise une fête d’anniversaire. Il doute de sa réussite. Le soir, pour rythmer le quotidien, des conférences sont organisées où chacun parle de sa spécialité. Pendant ce temps, Amundsen s’organise et lorsque le soleil revient la compétition reprend.
De la folle course vers le pôle Sud : septembre 1911-janvier 1912
On suit la très longue marche de Scott vers le pôle Nord qui est loin de se dérouler selon ses plans. Au départ il annonce à son équipe qu’ils partent pour 2800 kilomètres et 130 jours. Les conditions climatiques impactent les deux concurrents.
Dans l’équipe de Scott les difficultés s’enchainent et les corps souffrent. Lors de leur périple, ils tombent sur un campement qui montre que l’équipe d’Amundsen a pris l’avantage. Chacun fait une photographie avec le drapeau de son pays une fois arrivés au pôle.
De l’impérieuse nécessité de savoir revenir sur ses pas
Le plus dur commence alors à savoir revenir. L’équipage de Scott est rapidement confronté à des problèmes de gestion de leurs rations. Les problèmes s’accumulent avec, par exemple, des chutes dans des crevasses. Les engelures s’ajoutent aux difficultés et la mort frappe l’équipe de Scott. De son côté, Amundsen a bien compris qu’un des enjeux est de communiquer au plus vite sur sa réussite.
De la cruelle vanité
Amundsen triomphe et il annonce avoir ouvert une voie entièrement nouvelle pour accéder au pôle Sud. On retrouve ensuite les corps de l’équipe de Scott mais ce qui est troublant, est que le froid a sauvegardé leurs affaires les figeant dans l’éternité. Lors d’un hommage rendu à l’équipe anglaise, Amundsen est invité mais mis à l’écart.
L’ouvrage se termine par quelques pages qui montrent qu’au-delà de la légitime émotion, Scott a improvisé là où Amundsen a été beaucoup plus organisé. Quelques autres informations sont ajoutées sur l’Antarctique et notamment sur les effets du changement climatique sur cet espace. Cette bande dessinée retrace donc en longueur cette course au pôle Sud.



