Deux ans après le Summer of love de 1967 et son festival modèle de Monterey, celui de Woodstock ou plutôt de Béthel, 100 km plus au sud, déjoue tous les pronostics.

Sur ce socle bien documenté, Toussaint tisse une intrigue assez légère, basée sur une histoire de retrouvailles compliquées au coeur de l’été 69, sur fond de guerre du Vietnam. C’est d’ailleurs en Extrême-Orient que démarre la BD.

La réussite graphique de cet album est totale. La vivacité du trait de Munuera est bluffante tout au long des 120 pages. On pourrait écrire que chaque dessin est avidement attendu. Les expressions des personnages des personnages principaux – Ulysse le GI, l’improbable coiffeur Mencaccini, l’énigmatique Leslie ou l’organisateur du festival Michael Lang, sont particulièrement vivantes. S’y ajoutent les jeux autour de la mémoire collective du festival (coupons de tickets, repro de vinyles…) qui instillent un aspect vintage bienvenu.

Enfin, adressons une mention spéciale pour la postface et ses quelques anecdotes (600 toilettes pour 400 000 personnes) et photos sympas.

La présentation de l’éditeur : ICI