Cinquante-quatre avant notre ère. César a réuni l’assemblée des gaulois sur l’oppidum Ambien de Samarobriva. La révolte gronde. Les dignitaires Belges n’acceptent pas le cantonnement des légionnaires de César et, surtout, veulent conserver leur liberté.
A la tête des frondeurs se trouve Ambiorix, roi des Éburons. Par la ruse, il massacre les légions de Sabinus qu’il attire dans un guet-apens. Il échoue à prendre le camp de Cicéron et subit une défaite mais, déshonneur extrême pour les Romains, l’aigle de la XIVe est entre ses mains. C’est au vaillant Lucius Vorenus que César confie le soin de la retrouver et d’ainsi laver l’affront…
On retrouve avec plaisir le centurion Vorenus (personnage ayant une réalité historique, comme déjà indiqué dans notre recension relative à Bibracte), cette fois secondé par un Viromanduen, qui accomplit, exploit après exploit, son propre destin à travers les « grands épisodes » de la guerre de Gaules
Le roman graphique, qui s’appuie également de manière sérieuse sur des sources scientifiques, met en scène la geste d’Ambiorix contre César lors de la grande révolte belge de -54 / -53 avant notre ère.
Ambiorix est devenu, d’après Serge de Foestraets (membre de la Société Belge d’Études Celtiques), une véritable obsession pour César. Traqué, Ambiorix, accompagné de « quatre fidèles cavaliers », ne sera finalement jamais pris, parvenant à fuir éternellement le général romain.
Le souverain Éburon intégrera par la suite la galerie des « grandes figures nationales » du jeune état belge. L’image d’un Ambiorix barbu, chevelu et couronné d’un casque à ailettes se répandra à partir du modèle statuaire de Tongres élaboré par Jules Bertin (voir l’excellent article de Eugène Warmenbol dans le dossier).
Une belle invitation à découvrir un personnage de la guerre des Gaules dont l’exploitation postérieure par la Belgique rejoint celle de Vercingétorix en France.

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