L’ auteur
Professeur à l’université de Caen, Jean-Marc MORICEAU est l’historien des campagnes françaises qui a le plus travaillé sur les rapports entre l’homme et le loup. Membre de l’Institut universitaire de France (2010-2015), il anime à Caen depuis 25 ans le pôle rural de la Maison de la recherche en sciences humaines.

Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages sur la vie des sociétés rurales, la mémoire paysanne et la faune sauvage.

 

Le loup en Normandie ! Des collines du Perche aux falaises du pays de Caux, et de la Bresle jusqu’au Couesnon, on le trouvait partout jusqu’aux années 1880.

Des sources multiples appuient cette enquête, qui embrasse cinq départements et cite près de 200 communes sur un demi-millénaire. Grâce à elles, nous suivons l’empreinte du loup sur le territoire, le patrimoine et la mémoire. nous mesurons son empreinte sur le bétail – des moutons aux vaches et aux chevaux –, dans une région où l’élevage constitue, depuis longtemps, l’un des atouts emblématiques.

Chemin faisant, nous mettons au jour une question bien délicate : la dangerosité du loup sur l’homme. On comprend alors pourquoi, des générations durant, il a fallu se protéger de l’animal prédateur et lutter contre lui.
À la fin de cette traque, l’auteur débusque les « derniers » loups historiquement présents avant de s’interroger sur leur éventuel retour.

Cette histoire des loups en Normandie révèle un apport culturel méconnu mais pourtant indéniable.