Présentation de l’éditeur. « Orwell est passé à la postérité grâce à 1984, qu’il a écrit en 1948, et à son invention prophétique de Big Brother, préfigurant, il y a soixante-dix ans, le contrôle des médias, Internet et la manipulation des données personnelles. Mais sa vie fut tout aussi passionnante que ses livres : elle montre un homme toujours en avance sur son temps, étudiant à Eton et flic en Birmanie, combattant de la guerre d’Espagne, antistalinien et journaliste – ses enquêtes firent d’ailleurs grand bruit. Pierre Christin se plonge avec délectation dans cette vie hors norme ».

 

À travers cette BD, le lecteur (re)découvre George Orwell, ou plutôt Eric Blair de son vrai nom. Depuis son enfance, on découvre les loisirs et le tempérament de celui qui sera un auteur connu et reconnu. Mais on découvre également que le succès vint à tarder pour cet homme amoureux de la vie. À son arc, il y avait plusieurs cordes : journaliste, milicien, jardinier, socialiste, révolté, voyageur…

 

Mieux qu’un livre biographique qui pourrait être assez (voire trop) long à lire, cette BD raconte la vie de cet homme dont tout le monde (ou presque) connaît le nom, mais dont en réalité peu de gens connaissent la vie qu’il a mené depuis sa jeunesse jusqu’à sa mort. Ses doutes, ses déboires, ses espérances, ses contestations, etc. sont livrés au lecteur de façon à se sentir plus proche de Orwell. Comment Eric Blair s’est construit pour devenir Orwell, l’homme révolté contre le système et dont on dit de lui aujourd’hui qu’il était « visionnaire ».

Les dialogues sont faciles à lire et la lecture se fait aisément avec les dessins ; il n’y a pas besoin de chercher le sens de lecture car cela se fait naturellement. Cette BD est entièrement réalisée en noir et blanc à l’exception de certaines planches très bien réalisées. Le style épuré est plaisant.

Les auteurs se sont basés sur des faits réels, sur les archives de l’écrivain. Ainsi on lit ses notes en caractère d’imprimerie de façon à les différencier de celles des auteurs de la BD. L’authenticité des propos tenus par Orwell est donc d’autant plus intéressante car on pourrait même plutôt penser à une BD autobiographique !