Un texte poétique pour raconter l’histoire de Wei, jeune travailleur chinois de la Grande Guerre.
Des illustrations sobres, évocatrices qui disent l’essentiel.

Gwenaëlle Abolivier, journaliste et Zaü, illustrateur se sont réunis pour célébrer à leur manière le centenaire de la première guerre mondiale. Ils ont choisi un épisode peu connu du grand public : le sort des 140 000 Chinois arrivés en Europe pour contribuer sans armes à une guerre qui ne les concernait pas.
Si 20 000 d’entre eux connurent un sort funeste, beaucoup sont rentrés à la fin du conflit mais d’autres sont restés et constituent la première vague d’immigration chinoise en Europe. Leurs descendants en perpétuent le souvenir en célébrant chaque année, au cimetière de Nolette dans la Somme, la fête des morts, la fête de Qingming en avril date choisie par l’éditeur pour la sortie de l’album. Les éditions HongFei créées en 2007 se consacrent à l’idée de l’interculturalité et à la valorisation de la culture chinoise.

L’album décrit la vie d’un héros anonyme, Wei, jeune homme de vingt ans : son départ de Chine, ses espoirs, le très long voyage jusqu’à Marseille puis la Somme, les souvenirs mêlés de l’effroi de la vie près du front : travaux de terrassement, de fossoyeurs sans même une arme pour se défendre. Ceux qui sont restés là sous terre à quelques kilomètres des plages et puis d’autres qui ont fondé une famille et ont aujourd’hui une descendance en France.

Un album plein d’émotion, complété de pages documentaires qui replacent le personnage imaginaire de Wei parmi les Chinois recrutés, essentiellement, par le gouvernement britannique et organisés en bataillon du Chinese labour Corps.