Christian Grataloup, spécialiste de géohistoire, a sélectionné 515 cartes parmi les riches fonds de la revue L’Histoire. Ces cartes ont été mises à jour et commentées. Elles sont parfois accompagnées d’une chronologie. Des liens sont faits avec d’autres cartes de l’atlas. Le classement est à la fois chronologique et thématique. Certaines doubles pages proposent des cartes à différentes échelles.

Plan de l’ouvrage :

  1. Une seule humanité : Les cartes abordent la préhistoire, de l’apparition des premiers hommes au développement de l’agriculture en passant par les migrations.
  2. Des mondes largement autonomes : Cette partie aborde différentes aires géographiques : les mondes amérindiens, le Pacifique, l’Afrique méridionale et le Grand Nord du Néolithique au XVe s.
  3. Les réseaux de l’Ancien monde : Cette partie insiste sur les échanges entre différentes régions au Néolithique et à l’Antiquité, de la Méditerranée à l’Asie en passant par l’Afrique.
  4. Les sociétés de l’Ancien monde jusqu’au VIIe s. : Là encore, l’ouvrage ne se contente pas d’aborder les civilisations occidentales et consacre plusieurs double-pages à l’Asie.
  5. Les sociétés de l’Ancien monde du VIIe au XVe s. : Une des parties les plus conséquentes de l’Atlas, elle est constituée de cartes abordant des espaces et des échelles et laissant une large place à une histoire connectée.
  6. Le monde au XVe s. aborde une première mondialisation à travers les échanges de sucre et les voyages du navigateur chinois Zhang He, les Incas et les Aztèques, mais aussi les puissances européennes à travers les exemples de la France et de l’Espagne et la diffusion de la Renaissance.
  7. Tissage européen du monde : Cette partie s’intéresse à la présence et à la domination européenne dans le monde au XVIe au XVIIIe s.
  8. L’Europe (XVIe-XVIIIe s.) : Les cartes abordent des thèmes classiques comme les guerres, la Réforme, François Ier et d’autres plus originaux comme la menace des loups en France ou l’Europe libertine.
  9. Le monde dominé par l’Europe (1789-1914) : Cette partie aborde la colonisation, les migrations et la mondialisation au cours d’un long XIXe s.
  10. Les puissances non européennes : L’Amérique du Nord y tient une large part, mais les indépendances en Amérique latine et les cas de l’Ethiopie et du Siam y sont également abordés.
  11. L’Europe (1789-1914) : De nombreuses cartes permettent de travailler sur la Révolution française à différentes échelle et sur l’Europe napoléonienne. Le printemps des peuples, la fin de l’empire ottoman, la guerre de 1870 et les indépendances dans les Balkans sont également cartographiés.
  12. Le monde dominé par l’Occident : Les multiples conflits de 1914 à 1989 y tiennent une large part.
  13. Le monde depuis 1989 : Les nouvelles conflictualités y sont abordées, y compris les plus récentes comme la crise syrienne. Certaines cartes peuvent être utilisées en géographie, comme celles sur la puissance américaines, sur les « nouvelles routes de la soie », sur le droit maritime ou encore sur les câbles sous-marins. Une carte des « murs » permet d’aborder différemment la géographie des conflits.

La multiplicité des espaces abordés et la richesse des thèmes font de cet atlas un outil  de travail précieux pour les enseignants d’histoire-géographie. Les mises au point qui accompagnent les cartes sont succinctes mais claires. Les apports de la recherche sont ainsi facilement accessibles. A la fin de l’ouvrage, une bibliographie, un index des acteurs et des lieux complètent l’ouvrage et facilitent une recherche. Réel avantage et gain de temps pour préparer des cours, les cartes sont aussi disponibles sous format numérique en ligne grâce aux codes présents sur chaque page de l’atlas : https://www.lhistoire.fr/atlas

Jennifer Ghislain pour les Clionautes

 

Voir la conférence de l’auteur sur TV5MONDE https://www.youtube.com/watch?v=Q2O4KFM-0-I&feature=youtu.be