Cette BD campe deux jeunes campagnards partis plein d’espoirs et d’illusions vers la grande ville. Dès le voyage les obstacles et bévues attendent les deux héros bien naïfs.
S’ils trouvent une place de plongeurs dans un grand hôtel, je laisse au lecteur le plaisir de découvrir ce qu’ils avaient compris de leur tâche et l’humour de l’auteur, il dilapide leur première paye pour se faire beau et citadin. Toutefois leur allure ne trompe pas et les mésaventures s’enchaînent.

C’est l’occasion pour le lecteur de découvrir ou de retrouver quelques caractéristiques de la vie à Kinshasa ou dans toute grande ville africaine : jeux de rue et d’argent, hôpital et médecine traditionnelle, bonimenteur (la paye d’un mois pour obtenir la protection des ancêtres) mais aussi les rapports femmes-hommes et la « grande famille » soutien ou non des neveux, cousins à la énième génération, petits boulots et commerce informel, tracas policiers et corruption.

La ville loin du rêve à la réalité.

Un encart final de Christophe Cassiau-Haurie présente la « BD Zaïroise » dont certains auteurs ont une réelle audience en Europe comme Barly Baruti tandis que d’autres demeurent plus strictement africains avec de grandes difficulté d’édition et de diffusion Didier Kassaï, L’odyssée de Mongou, Jeff Ikapi, Le croqueur croqué, Nouvelles d’Afrique.

Une expression à découvrir pour mieux comprendre l’Afrique et les Africains.