Voici une collection qui prend de plus en plus d’importance et qui devient incontournable pour de nombreux enseignants en élémentaire.
Le premier tome « Dictées et histoire des arts cycle 3 » s’adressait déjà aux enseignants de cm1 et de cm2. Le succès était tel qu’un second ouvrage est sorti, » Dictées et histoire des arts autour du monde« , permettant ainsi de poursuivre la méthode sur deux années.
Puis la méthode a été adaptée au ce2, avec deux tomes sur les mêmes thèmes qui complètent les dictées du cycle 3.
Je dois avouer que j’utilise cette méthode depuis plusieurs années et que je n’arrive plus à faire autrement.
Il s’agit d’une approche positive de la dictée permettant de découvrir une œuvre d’art puis d’y associer une leçon en orthographe qui conduira à une dictée préparée.
Ce nouveau tome entraine les élèves dans un voyage dans le temps : les 25 dictées sont l’occasion de découvrir des œuvres d’art de la préhistoire jusqu’à la période contemporaine.
Un ouvrage bimédia clé en main
L’achat du livre permet de télécharger toutes les fiches nécessaires à l’utilisation de la méthode en classe.
Un code unique est fourni, il suffit ensuite de se rendre sur le site de l’éditeur pour récupérer les documents : les diaporamas en arts, les diaporamas en orthographe, les dictées, les exercices d’entrainement et les leçons.
Le livre est un guide très complet qui permet à tous de décrire les œuvres d’art et de mettre en œuvre la méthode en classe.
La méthodologie est très complète et facile à mettre en place à l’école. Les fiches fournies sont simples et très claires. Les élèves adorent la routine qui s’installe au fil de l’année tout au long de ces 25 dictées. Pour chaque dictée, il y a une fiche élève en art et une autre en orthographe.
La méthodologie
Chaque semaine, ou tous les quinze jours (selon les enseignants), la première étape consiste à découvrir un œuvre d’art et à l’étudier. Cette découverte se fait à l’aide d’un diaporama fourni. Des « genially » sont également disponibles sur internet car beaucoup d’enseignants ajoutent des vidéos et des quizz afin d’apporter encore plus d’attrait pour les élèves. En ce qui me concerne, c’est un moment important dans ma classe, les enfants attendent avec impatience cette étape, chaque semaine.
Les élèves sont également invités à s’exprimer sur l’œuvre et à parler de leur ressenti. Des affichages aident à l’expression.
L’expression écrite personnelle est ensuite encouragée.
Puis vient le temps de la découverte de la notion d’orthographe, lexicale ou grammaticale. Le diaporama est très utile pour cette étape d’observation de la langue. Un entrainement sur l’ardoise permet à l’enseignant de vérifier la compréhension des élèves. Sur la fiche qui accompagne cette leçon, on y trouve des mots à apprendre qui permettent un enrichissement lexical autour de l’œuvre.
En autonomie, des exercices permettent aux élèves de s’entrainer sur la notion.
La dictée bilan est aussi préparée avec deux dictées rapides.
Une proposition d’organisation est bien sûr donnée, elle permet de s’organiser sur deux semaines consécutives. Il faut prévoir chaque séance de la dictée tout en lançant la découverte de la suivante. C’est un rythme qui se prend rapidement mais qui demande beaucoup de rigueur.
Une différenciation présente
Il y a plusieurs niveaux dans chaque dictée. Celle-ci est découpée en trois parties, ce qui permet de s’arrêter en fonction du niveau des élèves. Une dictée à trou a également été pensée pour les élèves à besoins spécifiques.
Cette différenciation est aussi présente dans la fiche d’orthographe fournie aux enfants. Le nombre de mots à apprendre diffère selon le groupe défini en début d’année.
L’appropriation des mots de la dictée
Cette appropriation des mots ne se fait pas uniquement à la maison. Des exercices d’entrainement ont lieu en classe comme l’observation des mots. Elle permet de repérer les difficultés : lettres muettes, graphie peu fréquente d’un son …
Chaque enfant repère de lui-même les mots qui lui semblent difficiles et qu’il faudra donc travailler.
Les trucs et astuces mnémotechniques sont partagés entre les enfants.
Un document « Comment apprendre ses mots ? » rassemble toutes les méthodes possibles et l’enfant est encouragé à toutes les essayer durant l’année.
Des dictées flashs et une dictée bilan
C’est un moment de réflexion collective, deux dictées flashs ont lieu sur deux jours successifs. La première concerne des groupes nominaux, la seconde est une phrase. La correction collective permet de mettre les élèves en réflexion et à prendre du recul sur ce qu’ils ont fait.
Une semaine plus tard, vient la dictée bilan. Elle peut se faire en groupe classe, je préfère la faire en petits groupes d’élève afin d’adapter la longueur du texte mais aussi les indices que je donne.
La correction se fait à l’aide d’un code CHAMPION qui nécessite d’être expliqué en amont. L’enseignant annote les erreurs et l’élève se corrige en utilisant les outils nécessaires. Des points de vigilance sont notés pour l’enseignant, certaines erreurs ne sont pas nécessairement comptabilisées. Cela permet d’adapter la correction en fonction des capacités de chacun et des objectifs définis.
Un pourcentage de réussite à placer sur un graphique permet d’observer les progrès des élèves sur toute l’année.
Le cahier de l’élève
Un cahier de l’élève est disponible pour chaque tome. Même si tout est imprimable par l’enseignant, il permet néanmoins d’éviter les photocopies et les feuilles volantes. Des autocollants des œuvres d’art étudiées sont à coller sur la frise chronologique du cahier.
Dans mon école, la maitresse de cm2 a commencé cette méthode, puis les cm1 se sont lancés, et c’est maintenant les classes de ce2 qui ont rejoint l’aventure. Nous avons hâte de commencer ce nouveau tome.



