L’art de la parure connaît une évolution rapide au seuil du XVIe  siècle en Europe en intégrant les innovations stylistiques de la Renaissance, nourries des exemples d’une Antiquité retrouvée puis des jeux formels du maniérisme.
Ainsi le bijou s’inscrit-il au cœur d’un dialogue à la croisée des arts, rendu possible par la fascination que ces œuvres suscitent. Aucun siècle n’aura célébré avec autant de faste et d’imagination les parures dont on orne le corps.

Cet ouvrage propose de redécouvrir l’un des aspects méconnus de l’histoire de l’art en s’appuyant sur les dernières avancées scientifiques à travers une présentation d’œuvres d’art variées.

Une exposition exceptionnelle

Cet ouvrage présente l’exposition « D’or et d’éclat. Le bijou à la Renaissance » pour redécouvrir un pan méconnu de l’histoire des arts. C’est une première en France, quarante ans après l’exposition organisée par le Victoria and Albert Museum à Londres. L’objectif est replacer ces pièces d’exception dans le contexte social, économique et politique de la Renaissance. La présence de la gravure, qui a permis avec l’invention de l’imprimerie de diffuser les modèles en Europe, complète les photographies des bijoux présents dans l’ensemble de l’ouvrage. Ces derniers signifient le rang qu’on occupe dans la société mais aussi le pouvoir politique et économique, l’appartenance à un groupe ou la marque d’une union.

Une utilisation plurielle

Le bijou, aussi bien masculin que féminin, n’était pas seulement une parure. Il pouvait être utilisé comme élément décoratif, ornait les vêtements et les tissus d’ameublement, les armes blanches, les objets laïcs et religieux… Il était montré sur les portraits, tableaux et peintures comme symbole de richesse.

Des photographies d’une très grande qualité

Cet ouvrage permet au lecteur d’approcher au plus près ces bijoux et ces ornements, véritables chefs-d’œuvre. Les détails, parfois imparfaits, sont visibles de manière exceptionnelle et délectent le lecteur face à tant de beauté. Vous pourrez par exemple admirer la couronne de Christian IV du Danemark. Les perles, broches, pierres précieuses, bagues, médailles, boutons, coffrets, pendentifs… correspondent tout à fait au titre donné à l’exposition, l’or est abondamment présent et l’éclat de ces bijoux est plus visible que jamais.