Présentation de l’éditeur. « Napoléon Bonaparte est militaire de formation. C’est ainsi qu’il brille sur les champs de bataille durant sa vingtaine. Repéré par les personnalités politiques de l’époque, il va rapidement s’imposer en tant que figure nationale. Il participe au coup d’État du 18 brumaire (9 novembre 1799) et devient ainsi Premier consul de la République. De 1800 à 1802, Napoléon va véritablement redresser la France en terminant les guerres extérieures et en réglant le problème de la révolte monarchiste intérieure. Il instaure une organisation interne (départements, conseil d’État, préfets…) que nous connaissons encore aujourd’hui. En 1804, il devient Empereur des Français et doit protéger la République.
Jusqu’en 1812, Napoléon créera le Grand Empire : 134 départements ainsi que plusieurs provinces et États le composent. C’est également cette même année que débute sa chute fulgurante. En deux ans, la Grande Armée disparaît et les coalitions étrangères réussissent à défaire Napoléon à plusieurs reprises. Il sera envoyé sur l’île d’Elbe en 1815 avant de reprendre le pouvoir pour cent jours. La bataille de Waterloo le 18 juin 1815 signera définitivement sa perte. Il sera exilé jusqu’à la fin de sa vie sur l’île de Saint-Hélène ».

 

Une partie d’échecs est le prétexte à aborder l’histoire napoléonienne. Au passage, c’est la première fois qu’on voit l’un des deux parents d’Ariane et Nino. L’ouvrage retrace alors son ascension, depuis son origine corse (brièvement évoquée ; on ne saura rien des menées d’un Pascal Paoli et de l’éphémère république corse), sa formation militaire. Ses vingt ans coïncide avec le début de la révolution, qui constitue plus tard son tremplin. On le voit aux prises avec les Anglais à Toulon (1793), puis mettant fin à une émeute royaliste à Paris (1795) : le très jeune général est remarqué des dirigeants politiques. La campagne d’Italie (1796) vint à point pour servir son prestige : il réussit à faire plier l’Autriche à Campo-Formio (1797). Il prend alors la tête d’une expédition militaire en Égypte l’année suivante. En 1799, il est de retour en métropole et prête son concours et sa notoriété à un coup d’État (qui est expliqué), le 18 Brumaire an VIII, qui a failli tourner court en raison de l’opposition des députés. À trente ans, le militaire se double alors d’un politique. Les auteurs évoquent ses initiatives, notamment avec la mise en place d’institutions : les « masses de granit ». La conservation du pouvoir acquis le pousse à utiliser l’arme de la dictature ; la guerre sera le moyen de le rendre indispensable. Le rétablissement de la monarchie, impériale celle-là, donne un terme définitif à la révolution. En même temps, on assiste aux dérives autoritaires du nouveau pouvoir, qui se lance dans de nouvelles entreprises guerrières. Les choses se terminent logiquement par des défaites, mais aussi par une restauration monarchique et les deux exils de Napoléon.

Comme à l’accoutumée, le livre propose un dossier documentaire : une galerie de personnages ; un point sur la légende napoléonienne ; des explications sur les stratégies utilisées à Austerlitz et Waterloo ; et un fil chronologique.

L’album présente les qualités auxquelles la collection nous a maintenant habitués, avec une vulgarisation très honnête qui la met à la portée des plus jeunes. Il est à signaler que les auteurs ont été récompensés en obtenant le prix de la meilleure œuvre jeunesse 2019 au salon du livre de Soissons.