La collection Héros et héroïnes de Plein Vent s’enrichit d’un 4e titre avec ce livre sur Marie Curie. Cette collection s’adresse d’abord aux jeunes adolescents et a pour mission de les faire accéder facilement aux parcours de grandes figures de l’Histoire.

Dans une biographie romancée, l’autrice, Isabelle Stock, retrace le parcours de Marie Slodowski entre son départ de Pologne et la mort de Pierre Curie. Le livre est divisée en 42 chapitres et un épilogue. Cette découpe en chapitres courts facilite la lecture et rythme le récit. Pour le jeune lectorat, il facilitera les arrêts si la lecture se révèle trop longue et fastidieuse. Le texte est très accessible et l’autrice a rajouté un lexique en fin d’ouvrage afin de définir le vocabulaire qui poserait éventuellement problème. Ce livre trouvera parfaitement sa place dans tout CDI de collège ou de lycée. Il peut être facilement utilisé par des enseignants d’Histoire ou de Physique-Chimie.

On peut facilement découper le livre en 3 temps. Une première partie, plus courte, est centrée sur le départ de Pologne et les premières années d’étudiante de Marie à Paris. Une seconde s’attarde sur sa rencontre avec Pierre Curie et le début de leurs relations et recherches. La dernière est consacrée à leur vie de couple et l’aboutissement de leurs travaux communs, la recherche étant le ciment (et la perte) du couple.

A travers ces 3 étapes, nous pouvons apercevoir le caractère résolu et déterminée de Marie, sa soif de découvertes et son envie d’aller toujours plus loin dans son travail. Son parcours, c’est aussi celui d’une femme dont le sexe a rendu plus difficile la reconnaissance individuelle, mais qui a surmonté tous les obstacles, dont la langue, pour parvenir à ses fins. Ce livre est aussi centré sur le couple en parfaite osmose qu’elle forme avec Pierre et l’admiration absolue de ce dernier pour sa femme.

A travers cette rapide présentation transparaît la critique principale que l’on peut faire sur ce livre. L’ouvrage porte sur Marie Curie, mais dès la couverture, elle est associée à Pierre Curie. Le livre s’arrête en lui-même avec la mort accidentelle de Pierre en 1906. Il paraît évident que le couple est au coeur du parcours de Marie Curie. Mais, elle ne meurt qu’en 1934. Les 28 années restantes ne semblent pas avoir suscité l’intérêt de l’autrice et cela paraît difficilement concevable. Chargée de cours à l’université, 1ère femme directrice de laboratoire universitaire, second prix Nobel, mobilisation durant la guerre, maladie liée à l’exposition au radium, parcours brillants de ses filles…

Il y avait tant à évoquer autre part que dans une ligne dans l’épilogue et dans le dialogue de fin avec deux docteures en physique-chimie et histoire des sciences. Cet écueil est fort dommageable.