Au Nord du Burkina Faso, Tôboré, une jeune femme dont le nom est tout un symbole : née quand il pleut, part à la recherche de son frère. Elle rencontre les acteurs du projet Deserto verde qui est mené par La fondation Reverdir le Sahara.

Cette BD de Gilles Scherlé présente cette initiative de reforestation de la bande sahélienne qui s’inscrit dans la politique interétatique de lutte contre l’avancée du désert : La Grande Muraille Verte de la Mauritanie et du Sénégal à Djibouti1.

Si la recherche de son frère permet d’évoquer l’attrait de l’Europe et la migration, le récit se concentre sur les techniques de reforestation. La restauration d’un couvert végétal allie le tracteur et la charrie des blancs aux techniques traditionnelles : engrais des déjections animales, espèces végétales adaptées (acacia raddiana, acacia seyal, neem).

Dans son périple au Nord-Est, au-delà de Gorom-Gorom La jeune femme visite les gravures rupestres de Markoye2 qui attestent que certaines régions aujourd’hui désertiques du Sahel étaient verdoyantes, humides et riches en faune.

Les pistes de solution au manque d’eau dans le Sahel permettent l’évocation de grands projets comme le remplissage du Lac Tchad à partir des eaux du bassin du Congo : projet Transaqua à retrouver dans le livre de Jean-Edouard Buchter, Reverdir le sahara – des solutions pour un retour de la végétation, Editions Favre, 2019.

Pistes pédagogiques à télécharger gratuitement sur le site de l’ONG belge « Îles de Paix » qui propose des outils pédagogique pour le primaire et le collège : La désertification au Burkina Faso.

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2 Qui sont inscrites depuis 2012 sur la liste indicative de l’UNESCO : Les gravures rupestres du Sahel burkinabè : Pobé-Mengao, Arbinda et Markoye

 

 

 

 

Présentation sur le site de l’éditeur