Terres partagées – des fermes collectives pour sortir de l’agro-industrie est un livre militant qui veut montrer qu’une autre agriculture est possible.

Lola Keraron, la « déserteuse », est ingénieure agronome. Elle est apparue dans la presse quand, lors de la remise des diplômes d’Agroparistech en 2022, elle refuse, avec 7 autres étudiants, de rejoindre l’agro-industrie. Elle coordonne ici une équipe qui présente d’autres modèles de fermes, des expériences concrètes, souvent très récentes.

Ces pistes pour le XXIe siècle sont regroupées en cinq chapitres qui dressent des portraits d’exploitations : localisation, date de création, histoire et valeurs, mises en pratique, coordonnées précisesPour d’éventuelles visites.

 

Les « fermes communes » sont des collectifs d’exploitation sous diverses formes : GAEC, SARL, EARL, SCOP qui mettent en commun des terres, des outils et des pratiques culturales. Des exploitations souvent polyvalentes associant production, transformation et commercialisation. Un focus sur l’association Terre de Liens aborde un autre accès au foncier.

Les « fermes partagées » sont une réponse à la difficulté de transmission des grandes exploitations, trop chères, l’exploitation est démantelée. Ces fermes permettent une mutualisation des lieux de travail, mais chaque exploitant conserve son autonomie financière, avec des exemples en Île-de-France.

Les « fermes solidaires » visent à recréer du lien entre ville et campagne. Quelques exemples datent des années 1980. Ces fermes associent production, entraide en direction des populations précaires et éducation populaire avec un focus sur le mouvement Longo Maï.

Les « fermes pirates », ce chapitre présente quelques exemples de tentatives pour occuper la terre pour la défendre face à des grands projets (Bure, Notre-Dame-des-Landes) ou lutter contre l’enfrichement. Ce sont souvent des occupations précaires conduites lin de tout cursus agricole.

Les « fermes sociales » se donnent comme mission le retour à l’emploi de personnes en situation précaire sur le modèle de la première à Saint-Didier-au-Mont d’Or : Terre de Milpa.

 

Ces « nouvelles » fermes sont souvent issues de l’engagement de jeunes ingénieurs agronomes, des parcours qui pourraient donner aux lycéens des idées d’orientation, et pas seulement en lycée agricole.