Alésia, l’ultime espoir, poursuit le choc, sous la plume des concepteurs de l’album, entre deux génies de la stratégie militaire que sont César et Vercingétorix.
Claude Grapin écrit, dans les prolégomènes du roman graphique, que « la description du siège d’Alésia que donne Jules César dans ses Commentaires de la Guerre des Gaules a si fortement marqué les esprits qu’on s’est essayé depuis longtemps à en illustrer les principaux épisodes. Avant tout destinées aux adultes, les images se sont longtemps cantonnées à deux types de livres : les éditions du texte de César et les traités militaires ». L’auteur poursuit en évoquant la lente évolution de l’imagerie jusqu’à l’actuelle publication, objet de notre recension.
Les auteurs ont réussi le beau tour de force de nous plonger avec plaisir dans une bataille dont les arcanes sont parfois difficiles à saisir pour le profane, tout en conjuguant, une fois encore, rigueur des reconstitutions et sympathiques parcours fictionnels des personnages déjà présents dans la publication Gergovie. On voit ainsi évoluer les deux massaliotes Likhas et Timée tous deux chargés de la narration du récit des combats mais l’un pour Vercingétorix et l’autre pour César et on redoute le terrible fatum de la belle Gaëlla…
Le dossier scientifique offre un clair déroulé de la bataille et comporte des parties dont les professeurs d’Histoire-géographie pourront se saisir pour venir alimenter, avec profit, des séquences d’histoire ancienne.


