On ne présente plus Élie Chouraqui, artiste aux multiples talents, d’abord au cinéma en tant que réalisateur, acteur et producteur (Ô Jérusalem). Il a également mis en scène une comédie musicale qui a connu un grand succès, Les dix commandements.
Après une trilogie, Le héros du Louvre, consacrée à son grand-père, les Éditions Glénat sollicite de nouveau le scénariste pour entamer une grande série sur les récits de la Bible. Ici, le tome 1 de l’histoire du prophète Moïse, celui qui est « sauvé des eaux ».
L’histoire de Moïse est bien connue
Né du peuple hébreu réduit en esclavage par le Pharaon d’Égypte, l’enfant est recueilli par la fille du roi. En effet après une prédiction néfaste, le souverain des deux terres ordonne de tuer les nouveaux nés masculins des familles hébraïques, par crainte d’être détrôné plus tard par un israélite. Le bébé, sauvé par sa mère qui le jette sur le Nil, grandit dans la famille impériale au côté de l’héritier du trône.
Compagnons de jeu, les jeunes adolescents sont à la fois inséparables et rivaux, notamment dans leur sentiment pour la même jeune fille. Moïse découvre son empathie particulière sur le sort des travailleurs forcés et lors de l’inspection d’un chantier, il défend un esclave fouetté en s’opposant au contre-maître. L’irréparable est commis. Le bannissement est prononcé et le héros part vers son futur destin.
Une mise en image très soignée
L’atout majeur de cet ouvrage est sa mise en image. Les traits sensibles et précis de la dessinatrice italienne Giulia Pellegrini mais surtout le choix des couleurs, sont remarquables. Ils traduisent parfaitement l’atmosphère vibrante de l’Égypte, du désert et du palais pharaonique. Les tons chauds mordorés, rouge flamboyant accompagnent avec bonheur la dramaturgie.
Ce premier opus s’avère un bon divertissement adapté à tous les âges. On ne se lasse pas de relire ou de faire connaître l’histoire du prophète de la Bible hébraïque
On regrette seulement que la dernière page ne fasse pas le point sur le contexte historique et une mise à distance du récit serait nécessaire par rapport au texte biblique. Il serait dommage que les plus jeunes confondent le mythe et la lecture du texte testamentaire.



