Cette BD de Didier Kassaï, dessinateur centrafricain retrace les contacts entre un village, ses habitants et les Blancs, depuis un premier contact pacifique à l’engagement des tirailleurs jusqu’au défilé de la victoire à la fin de la guerre de 14. C’est en fait l’adaptation d’une grande œuvre africaine et une occasion de les faire connaître à un large public. Il s’agit du roman classique de Pierre Sammy-Mackfoy, écrivain et pédagogue centrafricain, ancien directeur à Bangui du journal pour enfants Balao.

Ce sont les aventures d’un jeune bandia Moungou attiré par la modernité apportée par les colons, hommes d’armes et d’Église qui s’engage et aide au recrutement dans les troupes coloniales. Il découvre la France en guerre mais à l’arrière. Une histoire individuelle et collective de rencontre interculturelle.

L’adaptation proposée ici par un bédéiste Didier Kassaï, lui-même centrafricain a été en général bien accueillie. Cet auteur plusieurs fois primé est aussi connu pour sa lecture des récents événements dans son pays : Bangui. [http://www.larevuedessinee.fr/La-terreur-en-Centrafrique->http://www.larevuedessinee.fr/La-terreur-en-Centrafrique]

D’après une interview de Didier Kassaï, la recherche iconographique représente la part du travail la plus importante et a été guidée par l’ancien médiathécaire de l’Alliance française de Bangui, Vincent Carrière qui a fourni l’essentiel de la documentation pour les décors et la manière de s’habiller de l’époque.

L’ensemble est simple et lisible. Vous pourrez vous faire une idée http://agencepointdevue.com/Cecile-Chatelin/Edition_les_rapides_AFB_2_files/BD-Odysse%CC%81e-Mongou-LD.pdf
Cette publication est plutôt bien accueilli dans la presse et soutenu par l’Alliance française.
Je suis moins enthousiaste, des clins d’œil comme « Avant que le ciel ne leur tombe sur la tête, l’univers des bandias … », des scènes proches de Tintin au Congo et un parlé « petit nègre » donnent une image propre à conforter les stéréotypes sur les populations africaines d’hier et d’aujourd’hui.