Lucie et l’énigme du sphinx est la quatrième aventure des pérégrinations de la famille Vieillepierrefamille Vieillepierre réalisée par Joe Todd-Stanton.

On y retrouve Arthur, héros de l’album Arthur et la corde d’or, mais bien des années après sa geste contre Fenrir. Il a vieilli, s’est marié, et à une petite fille du nom de Lucie. Cette dernière voit avant tout en son père un conteur de talent mais pas l’aventurier qu’il prétend être lorsqu’il lui narre, au coin du feu, toutes ses aventures.

Lucie a de surcroît peur du noir et, la nuit venue, elle craint tous les monstres qu’elle a imaginés à travers les discours enflammés de son géniteur. Incrédule, elle refuse même de suivre son père à la rencontre d’un être fabuleux.

Dépité, Arthur part dans une nouvelle quête sans sa fille. Il n’en faut pas plus à la fillette pour aller chercher son père qu’elle localise dans le ventre d’un Sphinx, possession de Thot, dieu qui, ici, tient bien plus de Seth que d’autre chose.

Le dieu à tête d’Ibis oblige Lucie à partir à la recherche de l’œil magique de Râ qui commande à la lune. En échange de quoi il libérera son père, prisonnier dans le cœur de la Sphinge…

Comme à l’accoutumée, le récit de Joe Todd-Stanton regorge de détails, d’humour et revisite avec bonheur figures divines et récits mythologiques.

Une plongée onirique dans l’ Égypte ancienne qui réjouira petits et grands.

Grégoire Masson