Les éditions Calype sont une nouvelle maison d’édition née en automne 2022. Avec sa collection « Destins », elle entend proposer le récit de la vie de personnages intrigants, stimulants, connus ou moins connus. Le format est court et lisible et permet de suivre le fil d’une vie singulière articulée à un contexte historique et collectif. La synthèse est confiée à un spécialiste. Parmi les ouvrages déjà parus dans la collection, on trouve Jackie Kennedy par Hélène Harter, Catherine II de Russie par Thierry Sarmant, Napoléon par Aurélien Lignereux, Cicéron par Charles Guérin ou encore Suzanne Lenglen par Jean-Christophe Piffaut.

            Le présent volume est consacré à Rachel Carson, biologiste et exploratrice écologiste. Son portrait est confié à Thierry Paquot, philosophe et essayiste qui a déjà accordé plusieurs chapitres à Rachel Carson à travers ses nombreux ouvrages. Naturaliste, spécialiste de la vie des océans, Rachel Carson (1907-1964) dénonce dans Printemps silencieux (1962) la surconsommation de pesticides qui détruisent les écosystèmes, mettent en péril la santé de la Terre et rendent malades de nombreux humains. Soucieuse de ne pas politiser le combat écologique pour toucher le public le plus large possible, elle privilégie la vulgarisation à partir d’une écriture littéraire et sensible. Tout en alertant sur ce qui menace notre planète, elle nous invite à admirer la « beauté du monde ».

            À travers ce petit ouvrage, Thierry Paquot nous fait partager sa sidération face à la pertinence de ses analyses, « la justesse de ses prévisions, la qualité sensible de ses descriptions ». Et nous sommes convaincus avec lui que Rachel Carson « avait tout vu et tout démontré il y a 60 ans ! » Des océans poubelles aux sols pollués, en passant par l’extinction des espèces… Nous nous laissons conduire vers la (re)découverte de cette botaniste qui a su influencer sur tout un pan de l’écologie moderne. La collection est particulièrement réussie et fait le pari d’une lecture rapide (un trajet en train ou en métro) plus haletante qu’une page Wikipedia !